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7 juillet 2014

 La Ville de Liège reçoit-elle assez des Ardentes ?

De jeudi à dimanche, malgré une météo à tendance pluvieuse et des températures plus fraîches qui risquent de ne pas dépasser les 20°, la 9e édition du festival musical liégeois Les Ardentes s’annonce bonne, à la suite de deux années de baisse de fréquentation. « Après l’annonce du sold out des tickets pour le samedi, ce sont les pass 4 jours qui sont épuisés. Et les day tickets pour le jeudi, vendredi ou dimanche devraient rapidement filer eux-aussi vers le sold out », signale l’organisation, en guise d’exhortation prédictive. On attend donc plus que les 60.000 festivaliers présents sur le site en 2013. Une bonne nouvelle !

S’il est indéniable que c’est bien l’effet Stromae qui a dopé les ventes du jeudi, d’aucuns considèrent que le succès global annoncé repose sur une meilleurs programmation. Il est clair que le festival attire aussi une cohorte de jeunes par une recette séduisante dont il n’assume évidemment pas tous les ingrédients : camping « beuverie », circulation de drogue et jeux très risqués.



Mais ce qui marche le mieux dans la recette, c’est que tout le monde veut en être… parce-que tout le monde risque d’y être. Même la conseillère communale (MR) Diana Nikolic, qui a interrogé le bourgmestre, lundi passé, sur le montant des subsides octroyés au festival liégeois, se réjouit d’y être. Cette dernière relevait les trop faibles contreparties reçues par la Ville au regard des subsides direct (40.000€ en 2014) et indirects (52.479,35 €) qu’elle octroie chaque année aux Ardentes.

« La Ville reçoit seulement 30 places VIP pour les conseillers communaux et 120 places pour les jeunes des quartiers populaires. Ne faudrait-il pas renégocier le partenariat ? », s’interrogeait D. Nikolic. Cela fait 620€ la place ; la question méritait d’être posée. Le bourgmestre s’est donc engagé à tenter de revoir le partenariat en question. Quant à la distribution desites places, le président du comité de quartier de Bressoux-Droixhe doutait de la manière dont elles étaient distribuées aux jeunes de son quartier.

De leur côté, les deux organisateurs respectent-ils tous leurs engagements ? Passé le night shop et le Leader Price de Coronmeuse, plus deux hôtels liégeois qui hébergent les artistes et les pitas des Guillemins, les retombées économiques directes sont limitées. Et c’est donc l’aspect promotionnel pour notre ville qui est mis en avant par nos édiles pour justifier le soutien au festival.

La convention établie avec la SPRL de Fabrice Lamproye et Gaëtan Servais spécifie l’obligation d’assurer la visibilité de la Ville, partenaire principal, sur l’ensemble des supports promotionnels.
Quel est, à votre avis, le support qui offre traditionnellement le plus de visibilité ? La TV, bien sûr ! Or, l’organisation des Ardentes n’intègre pas le logo de la Ville dans les publicités qu’elle diffuse sur les chaînes de télé ou sur le web : cette année ou même l’an passé.



Plutôt que de stigmatiser l’un ou l’autre événement et pour objectiver les autorisations et soutiens de la Ville, un autre conseiller MR, Sébastien Bovy, propose de mettre en place un outil d’évaluation des retombées des événements pour la ville : « ce que ça coûte en termes de subsides, police… ; ce que ça rapporte en activité commerciale et en taxes ; ce que ça génère comme nuisances  ».
Qui oserait douter du bilan positif, en ce qui concerne les Ardentes ?



Sources :  
 
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