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14 mai 2013

 Les bateaux électriques sur la Meuse prennent-ils déjà l’eau ?

Depuis le lancement officiel de l’initiative, à la fin du mois passé, la coopérative « Liège, Au fil de Meuse » loue de petits bateaux électriques pour parcourir un bout de Meuse. A terme, dix sont prévus. Mais, pour lors, seuls trois petits esquifs à quatre places sont disponibles. Et semblent déjà régulièrement utilisés par des touristes ou des Liégeois amateurs de découvertes.

Reste que malgré son léger bourdonnement, le moteur des barquettes ne masquera pas les cris des autorités communales et des clubs d’aviron qui, depuis les berges signalent le danger. Lancé avec l’appui de la Province, qui n’a manifestement pas regardé plus loin que l’horizon touristique, le projet fait en effet craindre que les marins d’un jour ne viennent à rencontrer une péniche, cogner une berge en pierre ou plonger quatre mètres en contrebas du barrage de l’Ile Monsin...

« La majorité des conducteurs ne seront pas sensibilisés aux règles de navigation fluviale. Et comme les bateaux sont silencieux et que nos rameurs avancent de dos, il y a de vrais risque de collision, redoute Paul Wouters, moniteur responsable de la section aviron de l’université de Liège, à l’heure où il est question d’une dérogation pour autoriser l’asbl à exploiter la Dérivation. Cette dernière est théoriquement réservée aux embarcations non motorisées. « Alors, pour nous, c’est non ! Même nos entraîneurs n’utilisent pas de zodiac et sont obligés de suivre leurs sportifs à vélo, sur les rives. » .

Côté assurance et responsabilités, les choses ne semblent pas évidentes non plus. En cas de collision, il s’agirait de se retourner contre des conducteurs (dont beaucoup d’étrangers) qui naviguent sous leur propre responsabilité. «  Et comme l’activité n’est pas soumise à un permis d’exploitation, elle tombe sous la houlette de la loi communale et engage la responsabilité du bourgmestre  », précise-t-on au cabinet de Willy Demeyer. Du coup, ce dernier demande une évaluation des risques et des mesures sérieuses pour y pallier.

Bref, à l’heure où la ligne de flottaison des bateaux bouge, certains commencent à vouloir rentrer à la nage. Mais pourquoi avoir attendu de voir un peu d’eau en fond de cale pour organiser des réunions avec le SPW et la police de la navigation ? « Dès qu’on organise le moindre événement sportif à cet endroit, nous sommes pourtant tenus de produire une analyse de risques professionnelle », s’étonne d’ailleurs le moniteur du club d’aviron. Quant au responsable de la coopérative, en vieux loup de mer, il reste néanmoins confiant...



Lire aussi>> Boverie : des bateaux touristiques électriques sur la Meuse

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Une péniche sert de base de location pour les bateaux électriques, au parc de la Boverie



Sources :  
 
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