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Depuis le 1er mai, il est interdit d’aller chercher ou de consommer du cannabis aux Pays-Bas. La loi interdisant la vente de drogues aux étrangers entre en application. Quelles seront les conséquences à Liège ?

Rappel de la législation belge en matière de cannabis et de plantations avec Bernard Frédérick, Directeur Judiciaire à la police locale.
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27 mars 2009

 Quand l’interdiction de la prostitution sert de prétexte à des opérations immobilières

C’est donc confirmé : Liège perdra ses derniers salons de prostitution ce 1er avril. Pas de poisson sans queue, diront certains... Le bourgmestre a donc refusé le moratoire demandé par les associations et les prostituées afin de leur permettre d’avoir le temps de se retourner !

La Ville a cependant toujours exprimé son souhait de voir un Eros-Center (du type « Villa Tinto » d’Anvers) s’implanter sur le territoire de la Communauté Urbaine (et même à Liège à une certaine époque) à la condition que celui-ci soit géré par des asbl ou des sociétés privées.

Les rues Champion et de l’Agneau, hauts lieux historiques du passage et repassage d’une faune attirée par les amours tarifés vont donc disparaître. A ne pas confondre avec les « bars à serveuses », destinés aux clients plus fortunés, qui doivent payer quelques coupes de champagne avant de « consommer »…ce qui est le cas de la rue Varin.

Le prétexte avancé pour cette disparition : la sécurité. Alors que le Bourgmestre prétendait, en 2006, que « la quiétude est revenue dans ce quartier », la Police du Bgm signale que la relation entre dealers, mafias et prostitution de salon est patent.

Pourquoi un tel changement en deux ans ? Les investissements immobiliers sont concernés : le promoteur Pierre Bremeyer et son projet de rénovation de l’ex grand poste en une grande halle bio, des appartements de luxe et un hôtel haut de gamme (sans compter le projet de prolonger les soirées DJ’S au rez-de-chaussée). Un investissement de 45 millions d’ euros, incluant la garantie qu’un parking de 400 places soit opérationnel place Cockerill. Certains prétendent même que les opérateurs privés concernés pourraient intervenir financièrement pour aider la Ville pour la construction de ce parking.

Quoiqu’il en soit, les effets de la fermeture des salons risquent d’être graves :
- problèmes de sécurité pour le voisinage suite à la fermeture des salons. Le récent incendie, au moment de la Batte, d’un salon fermé et squatté en est l’illustration ;
- problèmes de suivi pour la santé des prostituées ;
- passage probable des prostituées « vitrines » vers la prostitution « de rue », soit la clandestinité. Le chef de la brigade des mœurs de Seraing déclarait d’ailleurs en 2008 : « fermer les salons, ce n’est pas la solution, c’est ouvrir les portes vers la clandestinité ».

Et pendant ce temps, le Bourgmestre socialiste de Herstal prend un arrêté de police interdisant la prostitution de salon (inexistante sur son territoire). Le Bourgmestre socialiste de Seraing constate que le nombre de prostituées dans sa commune est passé de 120 à 270, suite notamment à la fermeture des bars autour des Guillemins (où il reste 8 salons au lieu de 14).

Ce sont ces chiffres qui font dire au Bourgmestre de Liège que, puisque c’est à Seraing que la prostitution est la plus importante, c’est là qu’un Eros-Center devrait s’établir.


Ce que ne veut pas le Bourgmestre de Seraing qui rétorque « qu’il est hors de question d’accepter un salon de plus ».

Bel exemple de coordination de politique urbaine !

Il y a du nouveau !


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