Chaque année, au mois de mars, les étudiants liégeois défilent au départ de la place Cockerill, puis à travers Outremeuse, avant de se rassembler devant la statue du Torè avenue Rogier (aux Terasses) pour entonner une série de chants. Voire même repeindre les attributs du bovidé à la couleur de leur choix.

Lors du dernier conseil communal, le fait que cette tradition puisse ne plus perdurer a été évoqué. Car les rails du futur tram seront trop proches de l’œuvre de Léon Mignon et l’espace ne permettra plus ce rassemblement. Hors de question, également, de perturber la circulation du nouveau transport en commun tant attendu.

D’où l’idée de déplacer la statue de l’autre, boulevard Frère Orban, à laquelle le bourgmestre Willy Demeyer s’est montré favorable pour autant que ce soit fait en accord avec les parties concernées, dont évidemment le Patrimoine.

L’œuvre “Li Tore”, qui a été réalisée par le liégeois Léon Mignon, représente un taureau et son dompteur nu. L’artiste a remporté avec elle la médaille d’or du salon de Paris en 1880. Elle a ensuite été achetée par la Ville de Liège qui l’installe à son emplacement actuel, dit les « Terrasses » le 27 juin 1881.

Mais elle fait véritablement partie du folklore estudiantin liégeois…
La nudité de son dompteur ayant offusqué les bourgeois catholiques, les étudiants liégeois en ont fait leur mascotte. Il fut caché lors de la Seconde Guerre mondiale dans les caves de l’Académie des beaux-arts, afin de ne pas finir dans les fonderies du Reich. Avant un premier cortège de la St-Torè en février 1949. Tradition folklorique qui existe encore aujourd’hui.


Suivant : Météo: précipitations le matin
Précédent : Une statue du Chat installée boulevard Piercot tout le mois de décembre

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.

×