Ce mercredi 9 novembre, journée d’actions et de grève générale (24h), le travail sera à l’arrêt dans de très nombreuses entreprises de la province de Liège, tous secteurs confondus: l’industrie, le commerce, la logistique, la construction, le nettoyage, le gardiennage… sans oublier les administrations. Les galeries commerciales Belle-Ile ou Médiacité et encore les enseignes comme Carrefour, Lidl, Delhaize, Aldi, etc devraient aussi être paralysées.

Côté santé, le service “dimanche” sera organisé dans tous les hôpitaux du CHC (MontLégia, Notre-Dame…) comme à la Citadelle, au CHBA, à l’ISoSL… Des perturbations sont aussi à craindre sur le réseau de bus du TEC Liège Verviers. La distribution du courrier sera fortement perturbée ainsi que la collecte des poubelles dans certains quartiers (qui sera faite le lendemain). Les services d’accueil de la Ville ainsi que le central téléphonique seront fermés comme les Mairies de Quartier (sauf celle d’Angleur qui reste ouverte). Les prisons seront en service minimum.

Les raisons de cette grève sont, on le sait, liées à la situation économique actuelle. «De plus en plus de citoyens se retrouvent en grande difficulté financière: ils sont noyés par la hausse vertigineuse de leurs factures, situe Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral du syndicat CSC Liège-Verviers-Ostbelgien. Les pouvoirs publics comme les organisations patronales doivent prendre la mesure de la situation : se chauffer ou se nourrir, pas question de devoir choisir !»

A partir de 11h, à Liège, une soupe populaire sera distribuée sur l’esplanade Sainte-Marie (à l’angle des rues Sainte-Marie et Louvrex, au-dessus de la trémie Ste Marie) sous les fenêtre de la direction du distributeur d’énergie Resa.

“Nous voulons l’instauration d’un prix plafond de l’énergie. La vraie mesure, celle qui protège, c’est le blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité. Il faut aussi automatiser le tarif social et l’étendre aux revenus qui dépassent de justesse le plafond. Les superbénéfices des groupes énergétiques et de toutes les autres entreprises qui s’enrichissent grâce à la crise doivent retourner à la collectivité et non aux actionnaires. La loi sur la norme salariale doit être revue : il faut pouvoir négocier librement les augmentations salariales. De bons salaires, c’est le remède contre les galères. L’indemnisation des trajets domicile-lieu de travail et des déplacements professionnels doit être améliorée. Enfin, pas touche à l’index et l’enveloppe complète de la liaison au bien-être (900 millions) doit être affectée pour la revalorisation des pensions et autres allocations sociales.”

La FGTB Liège-Huy-Waremme y ajoute une demande de nationalisation du secteur de l’énergie, “de façon à ce que les citoyennes et les citoyens retrouvent le contrôle de ce bien commun absolument essentiel. Celles et ceux à qui on a demandé de porter le pays à bout de bras pendant une crise sanitaire sans précédent continuent de payer, deux ans plus tard. Les applaudissements ne règlent pas les factures et ne remplissent pas les réfrigérateurs.Cette grève est la conséquence du manque d’écoute et de la pusillanimité de l’action du gouvernement vis-à-vis des seuls créatrices et créateurs de richesses, les travailleuses et les travailleurs.”


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