Le 22 septembre, Ikanbi Belgium (près de 400 travailleurs à Liège au Val-Benoît et à Saint-Trond) a été déclarée en faillite par le tribunal de l’entreprise. Le même jour, l’ensemble du personnel, soit 88 travailleurs, a été licencié avec effet immédiat. Dans le même temps, une partie des activités d’Ikanbi va être reprise par Izuwi Europe, une autre structure liée au groupe. Pour la CNE et le SETCa, cela pose de nombreuses questions: « Les deux sociétés seraient administrées par des personnes largement similaires (il s’agit de la même direction, ndlr) . Certains travailleurs pourraient être réengagés, mais aucune information n’a été donnée sur les critères qui ont déterminé ceux qui restent et ceux qui sont licenciés. Ce qui nous interpelle [aussi], c’est l’absence totale de concertation. Les représentants du personnel n’ont pas été informés et n’ont donc jamais eu la possibilité de faire la moindre contre-proposition. Cette procédure de faillite silencieuse écarte complètement le dialogue social. »
Les syndicats relèvent aussi que la reprise annoncée ne se ferait pas dans le cadre d’une CCT 32 bis, ce qui soulève des questions quant au maintien des droits des travailleurs. Questions auxquelles ils souhaitent avoir des réponses.
Pour l’entreprise, c’était ça ou la faillite, indique son management. Les évolutions technologiques avec l’intelligence artificielle ont changé la donne. Au total, 149 contrats contractuels sont maintenus à Liège (il y en avait 206) et 44 sur Saint-Trond (contre 75 avant). Par ailleurs, 98 contrats intérimaires sur les deux sites sont maintenus. La direction, elle, restera la même.
Suivant : Perquisitions, contrôle des bus et des automobilistes: voici les résultats de la vaste opération de police à Seraing-Neupré
Précédent : On a quelque chose à vous montrer !
► Une erreur à nous signaler ou une proposition d'article, contactez-nous.
