La rue Saint-Gilles, autrefois l’une des artères commerçantes emblématiques de Liège, perd progressivement une partie de son dynamisme. Les cellules commerciales vides se multiplient et plusieurs enseignes historiques disparaissent. Lors d’un comptage en septembre, le conseiller communal (Les Engagés) Olivier De Wasseige y a recensé 107 vitrines dont 50 vides. Donc près d’une sur deux. « Parmi les 57 commerces encore en activité, 15 sont des fast-food, hors friteries et restaurants traditionnels. Autrement dit, plus d’un commerce sur quatre est un fast-food », a-t-il relevé en s’interrogeant sur la diversité de notre tissu commercial. Et de souligner que la réhabilitation de l’ancien Institut Montéfiore, qui prévoit notamment l’arrivée de près de 600 collaborateurs de Resa et la création de logement, représente une opportunité de redynamiser le quartier. « Que compte faire la Ville pour améliorer l’accessibilité, réduire les cellules vides et redynamiser cette artère commerciale? », a-t-il qestionné.

C’est l’échevin de l’Attractivité commerciale et touristique, Fabrice Drèze (MR) qui lui a répondu lors du dernier conseil communal. « Selon le dernier relevé de vacances commerciales réalisé par le bureau du commerce, la rue Saint-Gilles compte sur toute sa longueur 97 cellules commerciales actives et 50 cellules disponibles, soit un taux de vacances d’environ 36 %. Sur 10 ans, la répartition des commerces du quartier a nettement changé. Il compte moins de commerces actifs: 164 aujourd’hui, contre 184 en 2016. L’horeca est le seul secteur en progression. Il est passé de 37 à 52 établissements, soit près d’un commerce sur 3. L’alimentation, en revanche, n’a pas augmenté. Elle a reculé de 38 à 29 commerces. L’équipement de la personne est passé de 13 à 6 commerces et l’équipement de la maison de 13 à 7. »

Selon ses informations, l’offre s’est de plus en plus concentrée sur l’horeca au détriment du commerce de détail (ce que nous avons illustré en vidéo). Pour lutter contre les cellules vides, Saint-Gilles deviendra un pôle de deuxième priorité pour les Créashop, qui sera concentré sur le début du faubourg. « Dans le haut de Saint-Gilles, l’objectif est de développer une offre de proximité qui répond aux besoins des habitants en occupant prioritairement les cellules vides de la rue. La ville veut aussi tenir compte de la réalité de la rue », a complété l’échevin.

 

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