Depuis la reprise des ex-Mestdagh par Intermarché et leur « franchisation », la CNE dénonce la politique générale de l’entreprise, le dumping social qu’elle engendre dans le secteur, les licenciements nombreux et les conditions de travail difficiles des travailleurs qui restent. « Nous avons défendu des dizaines de travailleurs, géré des centaines de dossiers individuels », assure le syndicat.
Et parmi les problèmes relevés, il y a celui des ouvertures le dimanche et les jours fériés au-delà de midi, alors que la législation sociale ne permet de faire travailler des salariés les dimanches après-midi que dans des situations limitées. Le propriétaire des trois Intermarché Blonden, Galerie St-Lambert et Humblet (rue de la Cathédrale) est épinglé. Les 20 travailleurs de cet ensemble devraient être en commission paritaire 202 où des sursalaires ou indemnités spécifiques s’appliquent pour les prestations après 19h ou le travail du dimanche. « Mais l’adhérent, comme beaucoup d’autres, a mis en place un subterfuge en créant 3 entités juridiques distinctes pour être dans une CP moins favorables aux travailleurs. Concernant les horaires, non seulement la législation sociale n’est pas respectée mais la législation économique non plus puisque le magasin Humblet est ouvert jusque 21h45 »
Le syndicat relève aussi que le magasin de Blonden a réalisé un bénéfice pour l’année 2025… mais que la direction a licencié des employés, majoritairement ceux qui ont de l’ancienneté, sans délivrer les documents légaux obligatoires et sans les composantes salariales liées à la reprise Mestdagh. Il s’agirait de dix licenciements en moins de 60 jours.
Nous avons tenté de joindre la direction des trois supermarchés concernés, sans succès.
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