Comme il y a un an, les conseillers communaux (Vert Ardent) Laura Goffart et Pierre Eyben sont revenus sur la question de l’autorisation ou pas des habitats légers sur le territoire communal. Vu le décret insérant la notion d’habitat léger dans le code wallon du logement et de l’habitat durable, mais aussi dans le CoDT (code du développement territorial wallon), ils proposent un règlement l’autorisant sur le territoire de la Ville de Liège, avec une base claire pour les services communaux d’urbanisme. On parle de constructions de moins de 35 m²: yourte, container aménagé, tiny house, etc.

« Actuellement, ce n’est pas clair pour les citoyens qui souhaitent installer une petite tiny house en bois à l’arrière de leur terrain. On a aussi ‘Sortir du bois’ ainsi que d’autres associations d’aide aux sans-abris qui voudraient officiellement en mettre en place pour abriter des personnes dans le besoin. Mais, des travailleurs aux personnes âgées, ce sont des publics très différents qui viennent vers nous avec cette question », explique Laura Goffart.

Dans la plupart des communes belges, de nombreux candidats essuient à l’heure actuelle des refus de permis d’urbanisme de la part de services communaux frileux. C’est ce que constatent aussi à Liège les deux conseillers communaux. Lors de la séance du conseil communal à la fin du mois passé, la proposition de règlement n’a pas été adoptée. « Il n’existe pas de position de principe défavorable à l’égard de l’habitat léger. Chaque projet est examiné individuellement, en fonction de ses caractéristiques propres et de son contexte urbanistique », assure l’échevin de l’Urbanisme, Gilles Foret (MR).

Mais des demandes ont-elles déjà été acceptées ? « Après un inventaire rapide, depuis 2021, le collège communal n’a eu à examiner qu’une seule demande de permis portant sur la construction d’un habitat léger. Cette demande a fait l’objet d’une décision favorable et le permis a été octroyé. Par ailleurs, deux demandes d’avis préalable (non une demande permis d’urbanisme) ont reçu un avis défavorable. Ces avis n’étaient toutefois pas motivés par la nature du projet d’habitat léger en elle-même, mais par des considérations liées à la conception et la localisation du​ projet en lien au contexte urbanistique et juridique, notamment au plan de secteur et à l’implantation envisagée sur la parcelle. » Et d’ajouter que, dans le respect des règles relatives à la protection des données à caractère personnel (RGPD), les adresses concernées ne peuvent être communiquées.

Le groupe Vert Ardent assure pourtant, sur la base de témoignages, que plusieurs demandes ont été refusées par la Ville pour des particuliers ou le monde associatif: « Des gens téléphonent à l’Urbanisme et on leur dit d’emblée que ça ne vaut pas la peine de faire la demande. Pour faire bouger les choses, nous souhaitons simplement un règlement afin d’autoriser un habitat léger de qualité, qui réponde à des obligations de confort et de salubrité déterminées. » Et qui permette d’objectiver davantage les acceptations ou les refus, histoire de ne pas décourager les projets.


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