Il s’était fait connaître en 2019 comme figure importante des « Gilets jaunes » liégeois, avec quelques ennuis judiciaires liés à ses excès. Toujours très actif sur les réseaux sociaux, Maxime Deckers, alias Maxlebelge, fait de nouveau parler de lui avec des actions menées sur le terrain (principalement à la gare de Liège Guillemins mais aussi au centre-ville) pour aider les SDF.
Distribution de soupe et de repas chauds, tentative de relogement, nuits d’hôtel … cet habitant d’Oupeye se met en scène en vidéo dans ses actions, avec l’aide de bénévoles et grâce à des dons matériels et en argent. Dans une récente vidéo, l’homme fustigeait l’inaction du bourgmestre Willy Demeyer, l’accusant d’être silencieux face à ses interpellations sur les réseaux et de ne pas dire la vérité sur un manque de lits dans les abris de nuit. « Ce silence, Mr Demeyer, il commence à peser très lourd. Il pèse sur celles et ceux qui dorment à même le sol dans le froid et l’indifférence« , assénait-il le 18 janvier. Tout en donnant rendez-vous à ses followers le 26 janvier devant l’hôtel de ville à l’occasion du conseil communal pour le forcer à réagir.
Ces actions posent plusieurs problèmes. Tout d’abord, le fait d’invectiver le bourgmestre. Ensuite, le manque de transparence de son groupement « Les distri du coeur ». Si le numéro de compte de Maxime Deckers est communiqué au public pour recevoir des dons, il n’y a pas (encore?) de structure de type ASBL créée autour de ça. Ce qui fait craindre un manque de transparence sur l’utilisation de l’argent récolté et de la vente des produits dérivés (casquettes, bonnets, t-shirts,…). Enfin -comme c’est normalement la règle depuis 2012 pour des associations comme l’Armée du Salut- il est en réalité interdit de distribuer de la soupe ou des repas en rue, principalement pour des questions de dignité.
« Depuis le début, mon objectif n’a jamais été de critiquer, de dénigrer ou de rabaisser les services sociaux. Je suis au contraire pleinement conscient du travail immense qu’ils accomplissent, souvent avec très peu de moyens, peu de personnel et sous une pression constante. Ce manque de moyens n’est pas de leur responsabilité. Ce que je fais sur le terrain, c’est avant tout de la sensibilisation. J’essaie de montrer une autre réalité des personnes sans-abri, une autre vision, plus humaine, plus nuancée. Derrière chaque personne à la rue, il y a une histoire différente, un parcours de vie unique, et parfois des besoins qui demandent une approche au cas par cas », justifie Maxlebelge par rapport aux critiques. Et de préciser que sa vidéo n’est pas une attaque mais une explication, une main tendue.
Il indique qu’il sera entendu vendredi par la police pour apporter toute la clarté sur les actions menées.
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