Il avait un temps été qualifié d’accident de la démocratie, en raison de ses prises de position problématiques (multiples provocations publiques et diffusion de rumeurs visant diverses personnalités), lorsqu’il siégea comme député entre 2010 et 2014. Laurent Louis fut d’ailleurs condamné en 2015 pour négationnisme. Élu du Parti Populaire dans le Brabant wallon, il avait lancé, sur la fin, son autre parti Debout les Belges, qui ne lui permit pas d’être réélu.
Depuis, il espère faire un retour en politique. En 2025, il a créé un nouveau parti appelé Révolution prônant « l’instauration d’une démocratie participative basée sur la technologie blockchain et la suppression des partis politiques » (plus de partis politiques, plus de parlements, plus de politiciens).
Dans le cadre de la promotion de ce mouvement, Laurent Louis avait annoncé sa présence à Liège, à la Taverne Tchantches – Nanesse, vendredi, en Outremeuse. Cela, en vue de rencontrer des membres et de présenter le fameux programme « Révolution ». Mais le patron, François Ducroux, s’estimant abusé dans la mesure où la nature exacte de la réunion ne lui avait pas été expliquée, l’a finalement annulée: « Nous refusons la présence du ‘Mouvement Révolution’ ainsi que ses idées extrêmes qui ne reflètent pas les valeurs de notre établissement. Par ailleurs, toute personne venant pour cette soirée se verra refuser l’accès à notre établissement », a-t-il communiqué sur sa page Facebook.
Détail piquant: l’organisateur réclamait une entrée de 10€ (certes avec deux consommations). Or la salle mise à disposition par le restaurant l’est toujours en libre accès gratuit. « On accueille des associations de copropriétaires, culturelles ou folkloriques. Jamais de groupes d’extrême chez moi », se désole François Ducroux.
Jouant la carte de la victimisation, l’ex-député a accusé, dans une vidéo, « ce groupuscule antifa qui règne en maître sur Liège » de lui mettre des bâtons dans les roues. Et d’assurer que la réunion se tiendrait à une autre adresse, après que les participants se soient tout de même donné rendez-vous devant le restaurant de la rue Grande-Bêche.
La quinzaine de participants a finalement trouvé refuge sur la terrasse du café Porte Saint-Denis, rue Lambert-Lombard, où l’on ne sait si l’entrée était restée payante.
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