Au mois d’août 2022, des militants de “Liège sans pub” avaient été contrôlés par la police près du rond-point du Val-Benoit. Sur eux, la police avait trouvé deux bâches publicitaires “qui vantaient les mérites de grosses voitures électriques onéreuses”. Le problème, c’est qu’elles avaient été subtilisée frauduleusement en vue de les détourner, certes.

Ces publicités devaient servir à du brandalisme (détournement publicitaire à des fins militantes) durant la semaine de la mobilité. Cette action prévue dénonçait la fiscalité liée aux voitures de société. Une fiscalité avantageuse qui incite à l’achat de couteux véhicules inutilement puissants, lourds et énergivores sous l’unique prétexte qu’ils soient électriques. Cet avantage fiscal pèse entre 2 et 4 milliards d’euros par an sur les finances publiques. Il est d’ailleurs pointé du doigt par l’OCDE et la Commission européenne qui jugent ce système cher, injuste et inefficace“, expliquent aujourd’hui les militants qui sont cités à comparaitre devant le tribunal correctionnel de Liège.

Ils espèrent faire de ce procès l’occasion de porter la question de l’avenir de notre mobilité sur la place publique, avec un réel débat citoyen et d’en sortir avec des décisions collectives. Et ont lancé une pétition de soutien.


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