Les groupes PTB des conseil communaux de Liège et de Verviers ont déposé une motion pour demander le maintien des lignes de chemin de fer menacées à la suite du conclave budgétaire.

Selon la CGSP Cheminots Liège-Verviers-Huy-Welkenraedt (LVHW), une vingtaine de lignes ferroviaires sont menacées en raison du sous-financement accordé à la SNCB et à Infrabel. Infrabel indiquait déjà récemment que, sans moyens financiers supplémentaires, 700 kilomètres de lignes ferroviaires pourraient être supprimées dans les prochaines années: seraient concernées la ligne 34, entre Glons et Liers, la ligne 37 Liège-Aix, la ligne 39 Montzen-Welkenraedt, la ligne 42 Rivage-Gouvy, la ligne 43 Liège-Marloie, la ligne 44 Pepinster-Spa ou encore la ligne 49 Welkenraedt-Eupen.

“En pleine crise, alors que l’essence n’a jamais été aussi chère, le train démontre plus que jamais son utilité”, rappelle Raoul Hedebouw, le député fédéral PTB qui portera le texte au conseil communal à Liège ce lundi. “C’est incompréhensible qu’un ministre écolo (ndlr Georges Gilkinet, en charge de la SNCB) prenne tant de mesures contre le chemin de fer. Il nous a promis un renforcement du train, résultat : 44 guichets fermés, une augmentation de 10% du prix des tickets et plus 10% de temps de retard aussi. Maintenant ce sont carrément des lignes entières qui sont menacées de fermeture. On ne s’y prendrait pas mieux si on voulait que les gens fuient la SNCB”.

Le syndicat n’est pas le seul à s’inquiéter de l’avenir du rail liégeois. “Au regard des annonces réalisées dans le cadre des débats budgétaires relatifs au Plan d’investissement et au report déjà annoncé du plan de transport de la SNCB, le Collège communal de Liège craint que ses attentes ne soient pas rencontrées”, s’est alarmé ce dernier vendredi.

Les autorités liégeoises veulent faire du rail l’axe central de la nouvelle stratégie de mobilité de la Ville et le coupler avec d’autres offres de mobilité, douces notamment, ou renforcer les parkings P+R. “Cette logique de maillage des différents réseaux de transports publics, facilite les transbordements et correspondances”, précisent-elles. “La Ville de Liège a la chance de disposer d’une infrastructure ferroviaire importante composée de lignes irradiant son territoire. Il est dès lors indispensable de profiter de celles-ci pour faire décoller les chiffres de fréquentation du train. Pour le Collège communal, cela nécessite de mettre à disposition de la population un réseau urbain facilement accessible depuis ces gares et points d’arrêt tout en augmentant la performance du train. Dans cette perspective, la réouverture des points d’arrêt des Vennes et de Vivegnis à l’horizon 2026, comme préconisée dans l’étude ANGELIC de la SNCB et adoptée dans le PUM, est essentielle”.

Au regard des annonces réalisées dans le cadre des débats budgétaires relatifs au Plan d’investissement et au report déjà annoncé du plan de transport de la SNCB, le collège craint que les attentes liégeoises ne soient ainsi pas rencontrées. Et de citer le report de la mise en place de la relation suburbaine entre Verviers et Liège, qui devait être mise en place pour le 15 décembre 2022. Ou encore l’absence de réflexion sur l’offre internationale à partir de Liège et tout particulièrement pour l’apport du TGV wallon.

La majorité liégeoise va, à nouveau, insister auprès du gouvernement fédéral afin que “la métropole liégeoise bénéficie des infrastructures et investissements essentiels dont elle a besoin pour répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux auxquelles elle fait face”, conclut-elle.


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