Hier, entre 12h30 et 14h, les élu·es et militant·es de Vert Ardent y ont installé une tonnelle place Saint-Lambert et distribué gratuitement de l’eau aux passants afin de sensibiliser aux conséquences concrètes des fortes chaleurs en milieu urbain. Et la température maximale qu’ils ont relevée au sol avec un thermomètre a grimpé jusqu’à 73°C (plusieurs relevés effectués entre 66°C et 73°).

Pour Vert Ardent, les épisodes de canicule doivent désormais être considérés comme un enjeu de politique publique à part entière. Le parti écologiste déposera donc lundi prochain au conseil communal un Plan Fraîcheur destiné à mieux protéger les Liégeoises et les Liégeois.

Le mouvement demande la mise en œuvre rapide de mesures concrètes :

– un accès aux piscines communales à 1 euro lors des épisodes de forte chaleur ;
– une salle de fraîcheur accessible à moins de quinze minutes à pied dans chaque quartier ;
– davantage de fontaines publiques et de points d’eau potable ;
– l’élargissement des horaires d’ouverture des musées, bibliothèques, piscines et autres lieux climatisés ;
– l’installation de dispositifs d’ombrage et de brumisation dans les lieux fortement fréquentés, comme les arrêts de bus, les stations de tram ou les plaines de jeux.
– la climatisation temporaire de salles d’école et des crèches pour protéger les enfants

Et de prendre en exemple Genève, où des brumisateurs à taille humaine rafraîchissent les voyageurs aux arrêts de bus. Ou Lyon et ses toiles d’ombrage installées au-dessus des plaines de jeux. A plus long terme, Vert Ardent souhaite aussi davantage d’arbres plantés, de parcs accessibles, des écoles rénovées et végétalisées ainsi que la création d’un bassin de baignade en plein air accessible à la population.

Chez certains professionnels en santé publique, on souligne les difficultés pour la population de supporter une telle chaleur, avec un effet cumulatif car les températures ne baissent pas assez fort la nuit pour permettre à l’organisme de récupérer. Le manque de sommeil tape aussi sur le système de tout le monde. « Mais il faut aussi pouvoir encadrer les mesures qu’on prendrait dans l’urgence, alors que des lieux climatisés accessibles existent déjà. Par exemple, un afflux de nageurs dans les piscines demanderait d’avoir davantage de maîtres-nageurs à disposition. Des salles de fraîcheur ou des ouvertures prolongées de lieux publics climatisés requerraient un encadrement avec du personnel supplémentaire. »


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