Le gouvernement wallon a annoncé la création la semaine dernière d’une task force chargée de renforcer la contribution de notre région au projet du télescope Einstein. Pour rappel, le télescope Einstein consiste en un gigantesque détecteur souterrain destiné à étudier les ondes gravitationnelles, ces déformations de l’espace-temps générées par des événements cosmiques extrêmes.

L’Université de Liège (ULiège) constitue l’un des acteurs clés dans la candidature du site Euregio Meuse-Rhin pour accueillir le futur Einstein Telescope, un observatoire souterrain de 3 milliards d’euros destiné à détecter les ondes gravitationnelles et qui pourrait révolutionner notre compréhension de l’univers. L’ULiège joue notamment un rôle prépondérant dans la phase test.

Scientifiquement, le site Euregio Meuse-Rhin (entre Liège, Maastricht et Aix-la-Chapelle) coche de nombreuses cases, selon une multitude de chercheurs: faible activité sismique, zone peu industrialisée, conditions géologiques favorables. Les Pays-Bas ont déjà promis près d’un milliard d’euros, et la Flandre s’est engagée à hauteur de 200 millions.

L’enjeu est aussi économique. Des entreprises comme ASML, Imec ou Zeiss, présentes dans la région, sont directement impliquées.

« La task force sera rattachée à GréLiège. Cette organisation recevra des fonds supplémentaires du gouvernement wallon et sera chargée de stimuler le développement économique et industriel. Elle s’occupera également de la communication avec l’environnement, les milieux politiques et administratifs et l’industrie. En outre, la task force devra donner un coup de pouce à la puissance scientifique de la Wallonie, notamment en se positionnant dans la diplomatie scientifique en Europe et au-delà. Sur le plan pratique, elle sera chargée de la planification régionale et de la logistique, par exemple dans le domaine des permis », a communiqué le gouvernement.

La région, à cheval entre la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, est en concurrence directe avec la Sardaigne (Italie). C’est dans ce cadre que le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA), accompagné de scientifiques et d’industriels, s’était rendu en juin dernier en Écosse.

La mission écossaise comprenait des rencontres avec les universités de Glasgow et Strathclyde, historiquement actives dans la recherche sur les ondes gravitationnelles.


Suivant : La plupart des consultations annulées au MontLégia en raison de la grève des médecins
Précédent : Bilan des Ardentes 2025 : 245.000 festivaliers, une scène électro et aucun incident majeur

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.

×