Hier en début d’après-midi, la SPAQUE annonçait par voie de communiqué que, dans le cadre des travaux de réhabilitation de terrains qui viennent de commencer sur le site Coronmeuse en vue de la construction de l’éco-quartier, 27 arbres présents le long de l’ancien chantier naval allaient être abattus. Sur place, l’abattage était en réalité plus qu’entamé puisqu’une quinzaine d’arbres avaient déjà été mis à terre et débités. En fin d’après-midi tous les arbres situés le long du quai de Coronmeuse avaient subi le même sort.

Cette annonce tardive, lorsque le travail est en cours, permet d’éviter que des opposants ne se piquent éventuellement de défendre les troncs en péril. Les arbres en question se trouvaient sur une zone où des contaminations en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), huiles minérales et composés chlorés ont été mises en évidence, nécessitant l’intervention de SPAQUE pour dépolluer avant toute nouvelle construction. “De nouveaux arbres et arbustes seront plantés par Neo Legia dans le cadre de ses travaux. Il y aura notamment un nouvel alignement de chênes des marais le long du quai de l’île-aux-Osiers, aujourd’hui concerné par la phase d’abattage“, assure-t-on à l’organisme wallon de réhabilitation des sols contaminés.”L’ensemble du projet fait d’ailleurs la part belle à la végétation puisque près de 600 arbres et 4000 arbustes seront replantés sur le site par Neo Legia à l’horizon 2023.

Chez ces derniers, on ajoute qu’il ne s’agissait que de petits arbres sans intérêt (ce qui reste relatif au vu des photos) et qu’aucun arbre remarquable ne doit être abattu, notamment dans le parc Astrid situé de l’autre côté de la darse. “Cela fait partie de l’obligation. On doit replanter et c’est d’ailleurs notre volonté. Cela est précisé sur les plans“, ajoute Valérie Loriaux, project manager chez Neo Legia, le consortium qui construira le nouveau quartier composés d’espaces verts et de bâtiments résidentiels près du futur terminus du tram. La magnifique drève d’arbres du quai de Wallonie doit également être préservée. Le trentaine d’autres feuillus n’a pas eu cette chance…

C’est un scandale, d’autant les arbres dépolluent justement les sols tout au long de leur vie“, s’insurge Christiane Herman, biologiste, observatrice et défenseuse des arbres liégeois depuis plus de 20 ans. “C’était probablement des arbres âgés de plus d’une cinquantaine d’années. Un trésor auquel il ne faut pas toucher, surtout pour un éco-quartier. Et puis ceux qui sont remis de nos jours ne tiennent pas 10 ans avec des racines emprisonnées dès leur plantation et qui ont du mal à se développer. C’est du greenwashing ces promesses de replantation!


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