La Ville de Liège a tenu à réagir fermement aux critiques formulées ces derniers jours en séance du parlement wallon autour de la mise en vente du Grand Palais de Coronmeuse, qui abritait l’ancienne patinoire emblématique du site de l’Expo 1939, pour la somme dérisoire de 500.000 euros. Par voie de communiqué, elle réfute ainsi toute mauvaise utilisation de fonds publics et rappelle que les importants travaux de désamiantage réalisés étaient indispensables, quelle que soit l’affectation future du bâtiment. Une réaction qui intervient dans la foulée d’un débat nourri au parlement wallon, où l’avenir du site a été mis sur la table par la députée Ecolo liégeoise Veronica Cremasco.

Dans son communiqué, la Ville rappelle que le Grand Palais a dû être fermé en urgence en 2010 en raison de graves infiltrations d’eau ayant rendu instable un faux plafond contenant de l’amiante. Pour des raisons de sécurité et de salubrité, une fermeture totale avait été imposée et la Ville, propriétaire du bâtiment, avait dans la foulée procédé à un vaste chantier de désamiantage, achevé en 2025. « Cette opération a été réalisée dans des conditions particulièrement exigeantes, à plus de 20 m de hauteur, grâce à un subside de 1.300.000,00 € octroyé par la Région wallonne au terme d’une procédure de reconnaissance du Grand Palais comme site à réaménager (SAR) et dans le contexte d’une demande de modification de plan de secteur validée en 2024 », rappellent les autorités communales, qui estiment que cette opération constituait une étape légalement et techniquement incontournable, tant pour une éventuelle rénovation que pour une démolition.

La Ville souligne par ailleurs avoir exploré, durant plusieurs années, des pistes de réaffectation à vocation de service public. Toutefois, au vu de l’état des finances communales, elle estime ne pas être en mesure d’assumer le coût d’une réhabilitation complète, évaluée à plus de 40 millions d’euros, soit près du double du budget annuel global d’investissement de la Ville. Dans ce contexte, la mise en vente du bâtiment est présentée comme une opportunité de valorisation du site et de redéploiement économique du quartier, en cohérence avec les objectifs poursuivis par la Région wallonne dans le cadre des SAR.

La semaine dernière, la députée Ecolo Veronica Cremasco a interpellé la ministre du Patrimoine, Valérie Lescrenier, dénonçant le risque de voir un bâtiment patrimonial majeur passer dans des mains privées et être partiellement démoli, malgré les investissements publics récents.

La ministre wallonne du Patrimoine a assuré partager le même constat et a plaidé pour une reconversion de qualité. Notons aussi qu’une pétition citoyenne, forte de plus de 1.800 signatures, circule aussi, demandant un délai supplémentaire afin de construire un projet alternatif.

La Ville va mettre en vente le #bâtiment de l’ex-patinoire de Coronmeuse


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