C’est à l’ordre du jour du conseil communal de ce lundi et cela devrait être approuvé. La Ville veut désormais vendre le Grand palais, soit le bâtiment qui abritait l’ancienne patinoire de Coronmeuse. Ses finances ne permettant pas actuellement d’y envisager un projet ambitieux et coûteux, alors que le bâtiment se délabre.

En avril 2023, le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Willy Borsus, débloquait 1.300.000€ de subsides wallons (pour participer aux travaux estimés à plus ou moins 2,5 millions d’€) afin de désamianter et d’assainir le site du Grand Palais. Dessiné par l’architecte Jean Moutschen, ce bâtiment fut le Palais des Fêtes de l’Exposition internationale de l’Eau de 1939, reconverti par la suite en patinoire. Cette dernière avait fermé ses portes en 2011.

Laissé à l’abandon et lieu de rendez-vous de différents types de squatteurs, le palais avait connu un début d’incendie en 2021.

Mais qu’allait-on y faire ? Après avoir envisagé d’y installer un marché boi, le ministre Borsus indiquait alors qu’il s’agirait de lui attribuer une fonctionnalité pour les Liégeois au sein du redéveloppent de Coronmeuse. À terme, le site devait aussi accueillir une école fondamentale et une nouvelle infrastructure sportive… en plus du marché bio.

Début octobre, il était question que l’ex-patinoire accueille l’entreprise NRB, le partenaire informatique de l’assureur Ethias actuellement installé au zoning des Hauts-Sarts.

Peu avant cette annonce du souhait de la Ville de vendre le bâtiment, un mouvement « Once upon a time… La Patinoire » a été constitué pour la sauver. Une pétition a été mis en ligne (qui a recueilli 500 signatures jusqu’à présent) et une exposition sur le sujet est accessible jusqu’au 20 décembre au n°85 de la rue de la Cathédrale. Certains craignent en effet sa démolition: « L’exposition entend donc rappeler ce que représente réellement la Patinoire : un symbole d’audace architecturale, un espace conçu pour les usages multiples, un patrimoine reconnu mais vulnérable. On y découvre l’histoire du lieu, ses prouesses techniques, son rôle dans la vie culturelle liégeoise, et les multiples pistes possibles pour une réaffectation durable, respectueuse de l’environnement comme de la mémoire collective. (…) Cette exposition se veut donc une invitation à réfléchir, à débattre et à s’engager pour que ce bâtiment ne rejoigne pas la longue liste des « disparus » de notre paysage urbain. Il est encore temps d’agir. »

Le Grand Palais ferait l’objet d’une vente publique (prix minimum estimé à 501.000 euros). Selon la RTBF, le futur acheteur ne pourrait pas utiliser ce bâtiment à des fins commerciales, ni événementielles.


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