Liège a vécu un événement rare ce samedi 29 avril: une translation de reliques. Les restes du corps de la bienheureuse Mère Marie-Thérèse Haze (1782-1876) ont en effet été déplacés de la petite chapelle des Filles de la Croix, en Hors-Château, vers la cathédrale Saint-Paul.

C’est rarissime qu’un corps de Saint soit transféré d’un lieu à un autre : en général, ils sont enterrés pour toujours au même endroit. Cet événement marque les esprits car ce type de relique est considéré comme miraculeux. Désormais, la ville de Liège aura donc dans 2 chapelles voisines au sein de la même cathédrale les reste de Saint-Lambert ainsi que ceux de la bienheureuse Marie-Thérèse Haze.

La translation a débuté ce samedi à 13h45 par une courte cérémonie réservée aux sœurs et aux membres de la fraternité de la Congrégation des Filles de la Croix et présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. Le cercueil a ensuite été placé sur un char tiré par des chevaux.

Vers 14h, le cortège s’est alors dirigé vers la place Saint Lambert, un parcours ponctué par 2 haltes et de nombreuses animations : évocation historique, lancer de drapeaux (par le groupe Symbolica de Genk), danse irlandaise (interprétée par les étudiants de Saint-Joseph de Donaghmore en Irlande du Nord), chant choral en anglais (par les étudiants de l’école Sainte Philomena de Carshalton en Angleterre), etc

Enfin, c’est sur le coup de 16h qu’a eu lieu une eucharistie solennelle dans la cathédrale, à la suite de laquelle la bienheureuse a rejoint la chapelle Saint-Joseph au sein de la cathédrale. Un verre de l’amitié a clôturé la célébration.

Un peu plus de 1.500 personnes ont participé à la translation du corps. De nombreuses délégations étrangères représentant les diverses communautés de par le monde étaient présentes ainsi que des évêques belges et étrangers, le clergé du diocèse de Liège mais aussi celui du Limbourg.

Qui était Mère Marie-Thérèse Haze ?

Née à Liège en 1782 sous le nom de Jeanne Haze, elle était la fille du secrétaire de l’avant-dernier prince-évêque. Sa vie a été marquée par des bouleversements sociaux engendrés par la révolution française, le régime hollandais mais aussi la création de la Belgique.

Béatifiée par le Pape Jean-Paul II, elle consacrera une grosse partie de sa vie au service des pauvres, des malades et des enfants. C’est aux alentours de 1833 qu’elle est entrée dans la vie religieuse et qu’elle a créé la congrégation des Filles de la Croix, le premier ordre religieux en Belgique qui fondera des écoles pour filles. L’appellation lui aurait été inspirée par l’apparition d’une croix dans le ciel liégeois.

Une congrégation internationale

Des communautés ont vu le jour un peu partout sur la planète :  au Congo, en Italie, au Brésil, en Californie, au Cameroun et au Népal. La congrégation compte aujourd’hui une centaine de communautés et 742 religieuses à travers le monde.

La congrégation est également à l’origine de nombreuses écoles, en région liégeoise et à travers le monde. Rien qu’en Belgique, environ 10 000 jeunes fréquentent les écoles des Filles de la Croix.

 

(image RFC)


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