La criminalité à Liège, comme dans de nombreuses métropoles, est confrontée à des défis de déstabilisation, principalement liés à la criminalité organisée qui s’infiltre discrètement dans l’économie légale (blanchiment d’argent, fraude) et cherche parfois à corrompre certains décideurs politiques.

Une nouvelle loi sur l’approche administrative est entrée en vigueur en février 2424, qui permet aux autorités locales de disposer d’un nouvel outil important pour lutter contre les commerces interlopes sur leur territoire. Cette loi (et son arrêté royal) permet maintenant aux autorités locales de prendre des mesures préventives et répressives, comme la fermeture d’établissements ou le retrait de licences.

Les six secteurs visés par l’arrêté sont : l’horeca, le secteur automobile, le commerce de détail, le secteur immobilier, le secteur de l’esthétique (établissements de sexe, coiffeurs, salons de beauté et salons de massage) ainsi que le secteur des jeux de hasard.

Fin juin, le conseil communal de Liège a adopté une ordonnance de police relative à l’approche administrative communale en matière de criminalité déstabilisante. Elle entrera en vigueur ce 1er septembre et vise spécifiquement les magasins de vente de véhicules d’occasion, les magasins de nuit, les barbiers et salons de coiffure (le flux de clients dissimule parfois un trafic de drogue chez certains coiffeurs, par exemple du côté de Bressoux) de même que les établissements de jeux de hasard. Des activités qui sont « exercées pour favoriser des activités illicites qui s’immiscent dans le tissu socio-économique communal« .

La Ville mènera des enquêtes d’intégrité lors de l’implantation ou au cours de l’exploitation d’établissements accessibles au public dans lesquels sont ou seront exercées lesdites activités économiques. Elle vise ainsi à prévenir les troubles à l’ordre public causés par l’immixtion de la criminalité déstabilisante dans les structures légales.

Les personnes qui souhaiteront ouvrir des établissements relevant de ces secteurs ou activités devront en faire la déclaration préalable à l’administration communale. Faute de quoi elles seront passibles d’une amende administrative d’un montant maximal de 500 euros. Les commerces déjà existants ont jusqu’à février 2026 pour se déclarer.


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