Le groupe industriel liégeois John Cockerill envisage d’ouvrir son capital à un investisseur minoritaire afin de soutenir sa croissance et de réduire l’exposition de son actionnaire principal, la famille Serin, a révélé en ce début d’année le journal l’Echo. L’opération pourrait atteindre environ 300 millions d’euros et combiner cession d’actions et augmentation de capital. La transaction serait attendue au cours du premier semestre.

Deux banques d’affaires ont ainsi été mandatées pour piloter l’opération, explique le journal : Natixis Partners, chargée de trouver un investisseur privé prêt à s’engager sur le long terme, et Lazard, qui évalue notamment la possibilité d’une participation accrue des investisseurs publics wallons et fédéraux, dont Wallonie Entreprendre et SFPIM.

Détenu à 80 % par la famille de Bernard Serin, le groupe actif dans l’énergie, la défense, l’environnement et les infrastructures emploie plus de 8.000 personnes. En 2024, il a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros pour un ebitda de 62 millions.

Cette ouverture du capital a aussi pour but de soutenir la filiale hydrogène, qui accuse le coup financièrement. Celle-ci, positionnée sur les électrolyseurs industriels, affiche des pertes importantes de l’ordre de 60 millions d’euros en 2024, et a bénéficié d’une recapitalisation de 116 millions d’euros l’an dernier.

Comme le souligne encore L’Echo, l’arrivée d’un partenaire solide au niveau du groupe constituerait une première dans l’histoire de cette société, en grande difficulté lors de l’arrivée de Bernard Serin, aujourd’hui président du conseil d’administration.


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