Philippe Hénin, électronicien liégeois, a mis au point un nouveau type d’étiquette connectée. Après avoir constaté que bon nombre de produits, même « zéro déchet » n’arrivaient pas à se débarrasser de leur étiquette en plastique, il a élaboré une alternative. Sa solution se nomme Ephém, une étiquette entièrement compostable et dotée d’une puce.
Contrairement aux étiquettes connectées traditionnelles composées de 7 couches dont plusieurs en plastique, l’étiquette de Philippe Hénin est faite de seulement 4 couches en papier certifié FSC (un label environnemental garantissant que le bois ou le papier utilisé provient de forêts gérées de manière durable et responsable) et d’encre conductrice. Elle ne contient donc ni plastique, ni métaux lourds nocifs pour l’environnement.
Présentée par son créateur à l’occasion du Packaging Première Milano 2026, un événement dédié aux professionnels des packagings dans le secteur du luxe, l’étiquette connectée Ephem a remporté un prix dans la catégorie « matériaux innovants », avec en plus une mention spéciale du jury, une première! Mais ce n’est pas la première fois que le l’innovation du Liégeois est reconnue à l’international. En 2025, elle avait déjà fini finaliste notable lors Luxe Pack in Green Awards à Monaco dans la catégorie meilleure innovation en matière d’emballage durable (best sustainable packaging innovation).
En plus de son côté innovant en matière écologique, Ephem s’inscrit dans une réflexion autour du Passeport Numérique de Produit (DPP), une carte d’identité numérique européenne visant à retracer le cycle de vie d’un article. Il s’agit d’une obligation européenne qui sera mise en place à partir de 2027. Concrètement, les informations concernant l’origine d’un produit, sa composition, ses possibilités de réparation et son recyclage devront être accessible via une puce de type NFC ou RFID (Near-field communication, Radio fraquency identification). Ces puces, passives, servent à mémoriser et récupérer des informations grâce à un lecteur à très courte portée. L’étiquette Ephem, qui fonctionne aussi avec les technologie NFC et RFID, pourrait être une solution intéressante pour réduire l’impact écologique engendré par les étiquettes traditionnelles contenant plusieurs couches de matériaux plastiques qui seront utilisées pour mettre en place ce DPP.
(Photo: un exemple d’étiquette non-biodégradable à remplacer.)

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