L’aéroport de Liège est le principal aéroport en Europe par lequel arrivent les marchandises commandées en ligne: 20 à 25% des importations issues du e-commerce y transitent. A partir du 1er juillet et pendant deux ans, les petits colis de moins de 150€ issus du commerce en ligne et importés en Europe (Alibaba, Temu, Shein et Amazon hors UE) seront soumis à une taxe de 3€. Ce n’est pas le colis en lui-même qui sera taxé, mais les articles qu’il contient. Ainsi pour chaque type d’articles, ce droit de douane sera appliqué.

Des taxes de ce genre existent déjà dans plusieurs pays d’Europe au niveau national mais à partir du 1er juillet ce nouveau tarif douanier sera appliqué dans toute l’Europe. Cette mesure est prise en réaction à l’augmentation spectaculaire de l’importation de colis issus du commerce en ligne. Le constat est simple, le nombre de déclarations e-commerce (de colis) transitant par Liege Airport a augmenté de manière exponentielle en 3 ans. D’un peu moins de 400 millions de déclarations en 2023, on est passé à plus d’un milliard en 2025. Cela représente 3,6 millions de colis par jour pour l’année dernière. Et les chiffres continuent de grimper en 2026: sur le premier quadrimestre, Liege Airport a enregistré en moyenne 5,05 millions de déclarations chaque jour, explique Kristian Vanderwaeren, administrateur général de l’administration des douanes et accises.

Et, avec cette nouvelle taxe, la valeur d’un colis peut parfois passer du simple au double. Ce qu’il est important de comprendre c’est que ce sont les catégories d’articles qui sont soumises à ce nouveau droit douanier. Ainsi si vous avez dans votre colis 2 jeans, un pantalon en coton, des chaussures et des boucles d’oreilles, il est alors constitué de 4 catégories de produits différentes. Ensuite, chacune de ces catégories est soumise à la taxe de 3€. Pour un colis comprenant 4 catégories de produits, il faudra dépenser 12€ en plus en droit de douane. Les plateformes d’e-commerce répercuteront cette taxe sur les consommateurs au moment de finaliser la transaction.

Cette nouvelle taxe vise avant tout les commerces en ligne bon marché chinois. Elle a pour principal but de combattre la concurrence déloyale que subissent les commerces en ligne européens. Second objectif de la mesure, tenter de conscientiser les consommateurs européens au sujet de leurs achats en ligne.


Suivant : Météo: chaude journée avec risque d’orage le soir
Précédent : Une étiquette connectée, biodégradable et liégeoise primée au niveau européen

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.