Ce jeudi 10 septembre, une manifestation intersyndicale est prévue dès 10haux Guillemins. Le cortège suivra un parcours « reprenant le parcours de nos enfants de l’école maternelle aux études supérieures, en passant par les Académies, pour rappeler que nous rêvons d’un autre avenir où chaque enfant compte et est respecté ! »

Il faut dire que, depuis le démarrage des grèves en fin d’année scolaire, le manque de concertation coince. « La rentrée est maintenant derrière nous, sauf dans l’enseignement supérieur, et non, tout ne s’est pas bien passé, contrairement à ce que prétendent nos ministres ! Les économies décidées en décembre 25 et en juin 26, sans concertation aucune, ont coûté près de 2000 emplois équivalents temps plein à nos écoles. Nombre de professeurs se retrouvent sur le carreau ou avec des horaires partiels et donc un salaire réduit ! », affirment les syndicats. La taille des classes coince aussi, tout comme l’augmentation du minerval, des frais garderie, du coût des repas, des cours en Académie……

Sur le terrain, dans les établissements d’enseignement liégeois, il n’y a pas actuellement de véritable reprise de mouvement. « Demain est un peu décisif. Les écoles se regardent les unes les autres », résume une prof mobilisée de l’école Léopold Mottet. C’est, pour la plupart, dans le réseau de l’enseignement officiel que les actions de grève ont été observées depuis la rentée: lycée de Waha, ICTIA, athénée Maurice Destenay,… « Le collectif Mars Attacks, qui réunit parents et enseignants , n’est pas très présent à Liège. Ce sont davantage les enseignants qui ont lié des contacts et qui organisent des assemblées générales. Mais Mars Attacks à une bonne communication », résume Antoine, un enseignant affilié CGSP et actif dans la contestation depuis plusieurs années.

Alors quoi s’attendre? « On espère que le mouvement va s’étendre et on attend aussi un mot d’ordre clair des syndicats, qui ont appelé à durcir le mouvement. Bien qu’on veuille obtenir le retrait des décrets-programmes. 1 et 2, nous ne sommes toutefois pas naïfs… Mais il faudrait un vrai compromis pour calmer le mouvement. Ça tient aussi à la manière dont est financé l’enseignement. Le gouvernement doit augmenter l’enveloppe fermée qui n’a pas augmenté depuis des années. On attend aussi un financement plus égalitaire par rapport à la Flandre où ils ont des conditions moins mauvaises », résume Antoine, qui regrette aussi que les syndicats n’aient rien voulu faire réellement pendant les vacances, parce que étaient… en vacances.
« Oui, des adolescents vivent mal cette période. Mais, pour d’autres, ce sont leurs filières techniques qui vont disparaître. »

Au collège Sainte-Véronique, au centre de l’attention depuis plusieurs mois, la direction assure que l’école fonctionnera normalement et que les élèves seront attendus selon l’horaire habituel des cours et que les élèves absents ce jeudi ne seront pas excusés pour motif de grève. Or, pour un certain nombre d’enseignants, ne pas faire grève reviendrait à encourager d’autres réformes. (Comme un troisième décret qui toucherait l’enseignement primaire.) Mais sont-ils majoritaires ?


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