Le bassin versant du ruisseau des Moulins, couvrant les communes de Fléron, Saive, Beyne-Heusay et Liège, connaît depuis plusieurs années des inondations récurrentes (2018, 2019, 2021, 2024 et 2025) particulièrement à Jupille, où le ruisseau est canalisé sous les habitations et dont plusieurs tronçons présentent aujourd’hui des effondrements.

Mais il y a un autre problème: la prise en charge des eaux usées est préoccupante à plusieurs égards. « Des habitations en zone d’assainissement collectif déverseraient leurs eaux usées directement dans le ruisseau canalisé, lequel se jette dans la Meuse. De plus, une chambre de bascule permettait le déversement direct des eaux de l’égout public dans le ruisseau des Moulins », relevait il y a un an la députée wallonne (Ecolo) Veronica Cremasco. Un peu avant, c’est le conseiller communal liégeois (Vert Ardent) Pierre Eyben, qui alertait: « Il faut cesser le fait de rejeter l’eau des égouts dans le ruisseau des Moulins et ses 9 affluents. »

L’AIDE a été chargée par la Région, via la SPGE, d’étudier le réseau le long du cours d’eau. Une précédente étude, publiée début 2026, avait révélé que les eaux usées de près de 33.000 habitants n’étaient pas épurées et que de nombreux branchements illégaux rejetaient directement les eaux usées dans la rivière. Fléron, Beyne-Heusay, Blegny et Liège (Jupille) sont concernés.
L’étude confirme aujourd’hui que des matières fécales, des résidus de médicaments ou encore des produits d’entretien rejoignent directement le fleuve, sans passer par la moindre étape d’épuration.

Pour régler à la fois ce problème et celui des inondations, les communes concernées (dont Liège) ont débloqué un budget de plusieurs millions, principalement subsidié par la Wallonie. On parle de 35 millions d’euros, rien que pour les travaux hydrauliques d’ensemble.


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