L’affaire remonte à 2014, lorsque l’une des responsables, en conflit, dénonce les pratiques de Daniel Van Kerkhoven, le directeur des Ateliers d’Art Contemporain. Cette asbl organisait des stages et ateliers pour enfants ados et adultes, menés par des artistes-animateurs, dans le bâtiment de l’académie des beaux-arts située près du Cadran.

Pour pouvoir continuer à être rémunéré grâce à des remboursements de frais (dont des voyages privés), après avoir pris sa retraite, le directeur avait créé une autre asbl dont l’activité était fictive. A moment d’être dissoute, après que le système a été dénoncé il y a un peu plus de 6 ans par son (ex-)collaboratrice chargée de projets, cette association affichait un passif dépassant le million d’euros.

L’homme était aussi accusé d’avoir maquillé des documents, factures et justificatifs pour pouvoir être éligible à l’obtention de subsides publics (fonds social européen principalement) alors que certaines activités, dépenses ou événements ne l’étaient pas forcément.

A ce procès, qui aura donc pris des années, il était question de faux et usage de faux, d’abus de bien sociaux ainsi que des détournements d’argent à l’endroit de l’ancien directeur mais aussi d’anciens employés. Ces derniers ont été acquittés mais Daniel Van Kerkhoven a en revanche été condamné à une peine de 6 mois avec sursis pour abus de confiance et faux et usage de faux. Vu le dépassement du délai raisonnable et l’absence d’antécédents judiciaires, il bénéficie toutefois du sursis total.


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