Le glaucome est la deuxième cause de cécité dans nos pays développés après la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). Mais contrairement à la DMLA, il frappe à tout âge, et, surtout, dans sa forme la plus courante, passe totalement inaperçu. Cette absence de symptôme explique d’ailleurs qu’il n’est diagnostiqué que dans un cas sur deux.

Il s’agit d’une maladie génétique neurodégénérative du nerf optique qui touche généralement les deux yeux, mais de façon souvent asymétrique. Les cellules et fibres nerveuses du nerf optique meurent progressivement, rétrécissant petit à petit le champ visuel du patient, de la périphérie vers le centre, jusqu’à provoquer parfois la cécité complète.

Mais cette maladie est insidieuse: Le cerveau parvient à combler les portions déficitaires du champ visuel périphérique par un mécanisme comparable à la pixellisation, tandis que l’acuité visuelle centrale demeure longtemps épargnée. Résultat : la maladie a beau progresser, le patient ne formule aucune plainte. Ce n’est qu’à un stade très avancé qu’il perçoit clairement le déficit visuel, hélas irréversible.

Proactif en matière de dépistage, le CHU de Liège organise une journée de dépistage gratuit (réservé aux patients n’étant pas encore suivis). Ce dépistage aura lieu dans la grande verrière du Sart-Tilman, ce mercredi 14 mars. Il comprend quatre tests complètement indolores qui ne durent que quelques minutes.

Chaque année, une suspicion de glaucome est détectée chez au moins 5% des personnes dépistées.


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