Inaugurée cet été et présentée comme une étape majeure vers un réseau cyclable structurant entre la vallée de l’Ourthe et le CHU de Liège, la nouvelle cyclostrade du Sart-Tilman fait déjà parler d’elle. Des cyclistes affirment en effet avoir croisé des automobilistes sur cette voie pourtant entièrement dédiée aux modes doux. La faute apparemment à un marquage pas assez explicite qui crée des confusions chez certains conducteurs sur la piste située le long des boulevards de Colonster et du Rectorat.
La voie est large, revêtue comme une voirie classique et jalonnée d’une douzaine d’accès, dont certains destinés aux riverains, aux exploitants agricoles ou encore au domaine du château de Colonster. L’élue liégeoise Diana Nikolic (MR) a relayé ces témoignages au Parlement wallon, réclamant des actions immédiates.
« Les témoignages rapportent que ces intrusions créent des situations extrêmement dangereuses, notamment sur le boulevard du Rectorat où la voie, large et bien revêtue, peut être confondue avec une voirie carrossable. Si le Service public de Wallonie indique ne pas avoir eu connaissance de ce problème auparavant, il reconnaît que la cyclostrade dispose d’une douzaine d’accès possibles, dont certains permettent le passage de véhicules agricoles ou l’accès à certaines propriétés privées comme le château de Colonster. La conciliation entre ces nécessités et la sécurité des cyclistes semble aujourd’hui poser question », a expliqué la députée, qui a demandé que l’on envisage des solutions techniques (éclairage, signalisation, etc).
Dans sa réponse écrite formulée le 12 novembre dernier, le ministre de la Mobilité François Desquesnes (Les Engagés) confirme que le problème est désormais clairement identifié par ses services et par la police. Les analyses montrent que le point le plus sensible se situe précisément au carrefour entre les boulevards de Colonster, du Rectorat et l’allée des Érables, accès vers le château. C’est là que plusieurs automobilistes ont confondu l’entrée de la cyclostrade avec une route classique.
Pour y remédier, une première série de mesures va être déployée. Le ministre annonce un renforcement de la signalisation verticale, ainsi qu’un marquage au sol beaucoup plus affirmé : logos vélo, chevrons, rappels visuels répétés. L’objectif est de rendre la spécificité de la piste absolument évidente et d’éviter la moindre interprétation erronée. D’autres dispositifs dissuasifs pourront être ajoutés si nécessaire.
« En concertation avec la police de Liège, il a été décidé de renforcer la signalisation verticale ainsi que le marquage au sol (logos vélo, chevrons, etc.) afin de souligner clairement le caractère exclusivement cyclable de cette voie. Par ailleurs, cet incident servira de base à une réflexion plus large sur les cyclostrades dont les enseignements seront intégrés à la Sécurothèque (lateforme qui compile les bonnes pratiques en matière de sécurité routière) », a précisé l’élu.
L.C.
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