Ce n’est pas la première fois que le sujet y est évoqué. Au parlement wallon, cette semaine, le député Jean-Jacques Cloquet (Les Engagés) a interpellé Cécile Neven (MR), ministre des Aéroports, sur les déclarations de la compagnie low cost Ryanair, concernant une politique de réduction de ses activités à l’aéroport de Charleroi, en réaction à différentes mesures fiscales ou réglementaires. Elle affirmait vouloir retirer cinq avions de sa base belge, supprimer une vingtaine de destinations au départ de Charleroi et réduire sa capacité de près de 2 millions de sièges et, parallèlement, évoque la possibilité de développer de nouvelles activités dans d’autres aéroports wallons, notamment à Liège.

S’agissant des annonces de développement évoquées à l’aéroport de Liège, la ministre a indiqué que celles-ci doivent être analysées avec prudence et replacées dans leur contexte. « Il convient également de rappeler que l’aéroport de Liège est principalement orienté vers les activités cargo qui constituent un pilier économique pour la Région. Depuis le départ des vols réguliers opérés par TUI en janvier 2026, il n’y a plus de vols passagers à Liège. Une reprise de vols est prévue, à la saison hiver prochaine – à partir de fin octobre – avec des vols d’Air Baltic vers les îles Canaries, mais cela restera limité en nombre de passagers. Par ailleurs, si des contacts existent depuis longtemps entre Liege Airport et Ryanair, ceux-ci n’ont, jusqu’à présent, jamais abouti. Tout éventuel développement devrait, en tout état de cause, s’inscrire dans la stratégie de l’aéroport et présenter une réelle valeur ajoutée pour la Wallonie, sans créer de concurrences », a-t-elle résumé.


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