On voudrait faire exprès que l’on ne ferait pas mieux. Laisser tranquillement pourrir un bâtiment ancien (ayant une certaine valeur patrimoniale ou affective pour les habitants), avec l’idée de pourvoir justifier qu’il est dans un sale état au moment de démolir et de reconstruire du neuf.
Cela fait des années que l’ancienne entrée monumentale de Bavière, qui avait été préservée lorsque le reste du site avait été démoli à la fin des années ’80, est abandonnée.

Et l’on constate, au fil des ans, que le bâtiment se dégrade inexorablement. Il est pourtant prévu qu’il soit restauré et réhabilité dans le cadre du réaménagement du site dans son ensemble. Tout comme la chapelle attenante qui, elle, est classée.

Endommagé lors de deux incendies en 2010 et en 2017, son toit, percé, avait été partiellement recouvert. Mais, aujourd’hui, les tuiles restantes sont tombées, les planchers sont morts et l’intérieur est délabré. Après la démolition de l’ancienne dentisterie, sur le même espace, va-t-on devoir faire table rase des derniers vestiges de l’ancien ensemble hospitalier construit à la fin du 19e siècle, faute de soins ? Sur la porte d’entrée, le panneau “J.C. Legros- démolition” le suggère.


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