Hier, c’était une ambiance de festival qui régnait sur les bords de Meuse, boulevard Frère-Orban. Conséquence des interdictions dans le parc de la Boverie: de nombreux jeunes n’empruntent simplement plus la passerelle et se réunissent autour de sonos portables et de boissons alcoolisées pour profiter Ce jeudi soir, ils étaient à nouveau des centaines à profiter des aménagements récents des quais de Meuse jusqu’après le coucher du soleil. Un incident est à déplorer: au moins deux personnes ont été blessées, dont une avec un objet tranchant.

La veille (mercredi), vu l’état de certains, des échauffourées s’étaient produites vers 23h à ce même endroit. Lorsque les services de secours -police et urgence médicale- sont arrivés sur place, ils ont été caillassés. Une ambulance de la Croix-Rouge a été endommagée (vitre cassée). “Des renforts ont été appelés pour sécuriser les lieux. Une personne blessée légèrement a été emmenée vers un hôpital liégeois“, a indiqué la police.

Face à ces rassemblements à répétition, qui semblent faire du bien à la majorité d’étudiants qui y participent mais qui vont à l’encontre des mesures sanitaires actuelles, le bourgmestre a décidé de faire appel à la réserve fédérale de la police pour recevoir des effectif supplémentaires. La volonté est donc désormais d’y mettre fin. Mais le problème est que ces événements improvisés risquent de se déplacer dans différents endroits de la ville et qu’il n’est pas possible pour la police locale d’être partout et suffisamment en nombre que pour faire face à des centaines voire à des milliers de personnes à chaque fois.

Au journal La Meuse, Willy Demeyer a précisé avoir écrit à la ministre de l’Intérieur mercredi pour qu’elle réunisse au plus vite la « task-force grandes villes » afin que, à l’instar des autres villes universitaires du pays, une aide exceptionnelle soit envisagée en matière de maintien de l’ordre. La baisse des températures à partir de demain et la moindre envie de se réunir dehors, devrait permettre de temporiser en attendant la “cavalerie”. Il est a noter que, hier en fin d’après-midi, des scènes de guérilla urbaine ont eu lieu dans le bois de la Cambre à Bruxelles où 5000 jeunes rassemblés ont été dispersés par la police à coups de canon à eau et gaz lacrymogène, avec même certains policiers à cheval.


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