Près d’un an après la mise en service du tram liégeois, la question des feux de signalisation est revenue sur la table du conseil communal ce 2 mars. Si le tram est aujourd’hui largement salué pour la fluidité qu’il apporte entre Sclessin et Coronmeuse, d’un point de vue mobilité, la synchronisation des carrefours qui jalonnent son tracé suscite des critiques et des interrogations.

Les constats dressés ces derniers jours convergent : aux abords de la ligne, l’attente aux feux rouges est jugée excessive par de nombreux automobilistes, en particulier lors du passage des rames. Le carrefour de l’avenue Destenay est cité à plusieurs reprises comme problématique, tout comme le pont Atlas et le croisement Leman-Digneffe. Il faut dire que l’on attend parfois de longues minutes avant que le feu passe au vert, ce qui crée des embouteillages.

Selon le conseiller communal et président de la commission des modes actifs, François Schreuer, ces « réglages approximatifs » provoquent des effets en chaîne : embouteillages aux heures de pointe, bus retardés, correspondances compliquées et piétons qui, à force d’attendre, traversent au rouge. Les automobilistes ne sont donc pas les seuls concernés.

Il se trouve que tant les autorités que le gestionnaire, Tram’ardent, se sont d’abord focalisés sur la sécurisation des feux. Ces derniers vont maintenant être optimisés. « L’OTW vient de finaliser les réceptions du matériel et la vérification des ‘rouges de sécurité’ sur tous les carrefours », a indiqué le bourgmestre Willy Demeyer. La société va maintenant entamer les démarches des réceptions des programmations pour examiner leur conformité aux dossiers fonctionnels. Alors seulement, l’optimisation des feux pourra être réalisée « au bénéfice des autres modes de déplacement, à savoir, les piétons, les vélos et les voitures », a conclu M. Demeyer.


Suivant : Météo: agréable journée
Précédent : Ne jetez pas vos bonbonnes de gaz dans les poubelles

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.

×