Alors que l’on approche de l’année 2026 et des premières vagues d’exclusion du chômage, telle qu’annoncées par le gouvernement fédéral, le Forem de Liège a fait le point vendredi avec la presse sur les chiffres concernant les demandeurs d’emploi à l’aube de cette année qui s’annonce mouvementée, et des solutions qui existent.
Ce qu’il ressort déjà, c’est que notre province recense à elle seule un peu moins d’un tiers des demandeurs d’emploi inoccupés (DEI), 86.820 pour être exact sur les 269.839 wallons en recherche d’emploi. Parmi eux, 38.762 personnes (45 %) touchent des allocations, 9.700 (11 %) sont des jeunes en stage d’insertion, 10.627 (12 %) sont des personnes inscrites obligatoirement et 27.731 sont des personnes qui se sont inscrites librement (il s’agit, par exemple, de personnes qui travaillent mais qui cherchent un autre job).
Sans surprise, c’est l’arrondissement de Liège qui comptabilise le plus de chômeurs: 59.442 demandeur d’emploi, soit 68,5% des personnes inoccupées présentes en province de Liège. Verviers suit avec 17,8%. Entre janvier et octobre 2025, le Forem a par ailleurs enregistré 6.337 offres d’emploi correspondant à un peu plus de 21.000 opportunités de travail, une même annonce pouvant concerner plusieurs postes lorsqu’un employeur recherche plusieurs profils.
Ces chiffres mettent en évidence donc un déséquilibre marqué entre le nombre de demandeurs d’emploi et les possibilités réelles d’embauche en province de Liège. Même si le Forem avoue ne centraliser qu’environ la moitié des postes vacants, de nombreux employeurs privilégiant d’autres canaux de diffusion et de recrutement. On reste ainsi nettement en-dessous du nombre de demandeurs d’emploi répertoriés.
Pour celles et ceux concernés par une perte des allocations de chômage (un peu moins de 5.000 personnes au premier janvier prochain), il est bon de rappeler que l’inscription dans des formations amenant à des métiers en forte demande permet de garantir certains droits. Le Forem a ainsi dressé un top 10 des métiers les plus recherchés: ouvrier de production, chauffeur livreur, magasinier, électromécanicien de maintenance industrielle, aide ménager, collaborateur à la Défense, infirmier, éducateur-accompagnateur, déménageur, nettoyeur de locaux et de grandes surfaces.
Le Forem de Liège tente de continuer à accomplir ses missions, mais avec ses moyens humains sont « limités ». Le service compte en effet un peu plus de 300 conseilleurs, et 170 formateurs, pour une tâche qui s’annonce encore plus compliquée et grande. « Le budget est le même, nous allons devoir apprendre à faire plus avec moins », nous dit-on d’ailleurs à la direction territoriale au Val-Benoît.
60.000 personnes accompagnées
Pour autant, l’activité est soutenue. Depuis le début de l’année, plus de 60.000 personnes ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé et 16.500 ont suivi une formation, afin de répondre aux besoins des 23.722 entreprises liégeoises clientes du Forem. Afin d’aligner au mieux l’offre de compétences sur la réalité du marché, le Forem s’appuie sur un réseau de 18 sites de formation.
En 2025, il a organisé près d’une cinquantaine de job days et salons de l’emploi, ainsi que 54 rencontres directes entre stagiaires et employeurs. Autre levier développé : les opérations « coup de poing pénurie ». Dix-sept dispositifs ont été mis en place cette année. Il s’agit de formations sur mesure, élaborées en collaboration avec les entreprises concernées. À l’issue du parcours, l’entreprise s’engage à engager au moins 80 % des participants, après une période de stage.
L.C.
(Photo: Forem)
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