Hier soir, lors du conseil communal, Michel de Lamotte (Les Engagés) a interpellé le bourgmestre concernant l’offre de transport des TEC et la situation inconfortable pour les passagers dans le cadre de l’arrêt devant le palais provincial (jugé mal fichu et peu sécure).

« Depuis la mise en route du tram et la réorganisation de l’offre de transport, les Liegeois ne sont pas satisfaits, vu la baisse de l’offre tant en terme de nombre de passages qu’en terme du gabarit des bus très vite remplis, notamment aux heures d’arrivée scolaire et de retour vers les habitations. Le TEC a promis des évaluations et des modifications, mais celles-ci se font attendre et la saison froide et pluvieuse qui nous arrive va encore amplifier le phénomène d’inconfort pour les voyageurs » a souligné le conseiller. Et de donner un exemple: dès le départ des bus, par exemple place Saint-Lambert, il n’est pas rare à certaines heures que les bus soient complets. Pour lui, cela va décourager les gens à prendre le bus et les véhicules personnels risquent donc de continuer à provoquer des embouteillages.

Bernard, l’un de nos lecteurs, témoigne de ses difficultés: « A moins de démarrer des terminus, jamais de places assises, donc inconfort. On se demande toujours si on va arriver à bon port sans encombre. (…) Et le pire, c’est les lignes de bus réduites. Quand je rentre chez moi, de la ville, à Jupille, le tram nous largue à Liège Expo… et là commence une interminable attente car pas de bus ! La dernière fois j’ai dû attendre 1h05 pour avoir un bus. Il faut au moins doubler la fréquence des bus. »

Une autre utilisatrice, qui nous explique que des Busway vers le Sart-Tilman ne passent pas aux horaires prévus, estime aussi que « des centaines d’étudiants attendent, le matin, aux Guillemins, qui ont besoin d’un bus. Clairement, un bus toutes les 5 min, ça suffit pas. »

Willy Demeyer (PS) lui a répondu qu’il était très en colère à l’égard des services régionaux qui ont posé le choix de dégrader l’offre de bus de la zone urbaine et ne pas donner au TEC Liège les moyens nécessaires pour assurer sa mission. Il a mis en avant des chiffres: « Sur 49 lignes desservant Liège, deux tiers des lignes ont une fréquence dégradée pour seulement un tiers qui ont une fréquence inchangée ou améliorée. Et nous ne parlons là que des horaires théoriques, qui se trouvent être loin de la réalité de terrain. En effet, de nombreux bus sont annulés. Pendant les trois premières semaines de la rentrée scolaire, la cellule mobilité a comptabilisé entre 246 et 627 annulations par jour scolaire sur les 49 lignes étudiées. Entre l’ancien et le nouveau réseau, la diminution globale du nombre de bus, tenant compte des annulations, est comprise actuellement entre 14 % et 19 % pour une journée scolaire. »

« Des pertes significatives sont aussi constatées en matière d’amplitude horaire sur certaines lignes. C’est à la fois impossible pour la ville et sa zone urbaine qui est la mine d’or du réseau wallon avec 45 % des voyageurs pour seulement 35 % du financement. C’est aussi inacceptable pour le tissu économique liégeois, mais également pour la vie culturelle, scolaire et événementielle de notre ville et de sa population », a ajouté le bourgmestre, qui va se tourner vers le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés).

2,8 % des voyages en bus ne sont pas assurés ces temps-ci: voici les #explications du TEC


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