Le 14 décembre dernier, un avion cargo avait procédé à un important délestage de carburant au-dessus de plusieurs communes proches de Liège Airport avant d’y effectuer un atterrissage d’urgence. Les analyses réalisées après l’incident n’ont finalement révélé aucun impact sur la qualité de l’air ni sur les retombées d’hydrocarbures dans la zone. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le Comité d’accompagnement de l’aéroport ce 16 février.

L’appareil concerné, un Boeing 747-400 de la compagnie Challenge Airlines, devait relier Liège à New York lorsqu’un problème technique est survenu peu après le décollage, au niveau d’un train d’atterrissage. L’équipage avait alors demandé à revenir se poser en urgence. Pour garantir un atterrissage en toute sécurité, les pilotes avaient délesté l’appareil en carburant, une procédure classique dans l’aviation civile lorsque l’avion est trop lourd.

Au total, 56 tonnes de kérosène avaient été consommées et larguées en une quarantaine de minutes, lors de circuits d’attente effectués à environ 6.000 pieds (1.800 mètres) d’altitude, une hauteur favorisant l’évaporation du carburant. Dans son rapport, le Comité rappelle que 22 opérations similaires ont été menées au-dessus du territoire belge au cours des cinq dernières années.

Depuis 2024, un réseau permanent de surveillance de la qualité de l’air entoure l’aéroport, avec deux stations de mesure et quatre jauges destinées à analyser les retombées d’hydrocarbures. Les dispositifs survolés ont été récupérés dès le lendemain. Les résultats n’indiquent aucune anomalie.

À la suite de l’incident, Challenge Airlines a toutefois décidé de renforcer la maintenance de ses Boeing 747, en réduisant l’intervalle des contrôles complets de cinq à deux ans.


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