La filiale belge du groupe français Colas traverse une passe difficile à cause du chantier du tram de Liège, explique le journal L’Echo. Il a provoqué d’énormes surcoûts et des retards considérables. Prévue pour octobre 2022, la ligne de 11,7 km reliant Sclessin à Coronmeuse n’a finalement été mise en service que le 28 avril dernier. La pandémie, les inondations, l’augmentation du coût des matériaux et la découverte d’infrastructures souterraines imprévues ont lourdement perturbé l’agenda et alourdi la facture.
Face à ces complications, les organismes financiers, dont la Banque européenne d’investissement, ont un temps suspendu leurs versements, forçant Colas à assumer seul les dépenses. Résultat : depuis 2020, les pertes nettes de Colas Belgium atteignent 143 millions d’euros, dont 50 millions rien qu’en 2024.
L’entreprise reconnaît que ce chantier continue de peser sur ses comptes, même si elle reste déterminée à maintenir ses activités dans les trois régions belges. Le carnet de commandes demeure solide, mais le chiffre d’affaires devrait reculer après la fin du projet liégeois.
Colas, contrôlé par Bouygues, peut cependant s’appuyer sur la solidité du groupe : son chiffre d’affaires mondial a atteint 16 milliards d’euros l’an dernier, pour un bénéfice de plus de 300 millions.
Par ailleurs, toujours par rapport au chantier du tram liégeois, le consortium Tram’Ardent (composé du groupe Colas pour les travaux d’infrastructure, du constructeur de tramways espagnol CAF et d’un partenaire financier, DIF) est encore sensé payer des pénalités par rapport aux retards du chantier. Cela fait presque deux ans que les autorités wallonnes tardent à en communiquer le montant.
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