La direction de la société Liberty Steel a annoncé jeudi passé aux syndicats qu’elle avait introduit devant le tribunal de l’entreprise de Liège une demande de procédure de réorganisation judiciaire, nous a indiqué un délégué syndical, confirmant ainsi une information parue dans la Dernière Heure.

Depuis le 8 mars, la situation du groupe sidérurgique est difficile suite à la faillite de son principal créancier, la société Greensill. Ses fournisseurs craignent du coup de ne plus être payés et les sites liégeois, qui emploient 760 personnes, tournent au ralenti. La faillite de Greensill met en effet en doute la solvabilité de Liberty et, de ce fait, ArcelorMittal a immédiatement bloqué l’approvisionnent des sites liégeois.

En avril dernier, suite à cette situation, Liberty Steel avait d’ailleurs demandé au tribunal du commerce qu’il désigne un médiateur afin de trouver des candidats investisseurs. La prochaine étape était la procédure de réorganisation judiciaire, qui pourrait être suivie par une faillite.

Cette procédure va toutefois permettre à la société d’éviter temporairement le paiement d’arriérés durant une période de trois mois qui sera renouvelable, a ajouté le délégué syndical, qui préfère garder l’anonymat dans ce dossier. La suspension de ces créances n’est cependant pas une solution. A terme, une solution doit être trouvée.


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