Au Standard de Liège, une mesure prévoit que, 1 heure 30 avant le début d’un match, le tram ne desserve plus la station « Standard » pour des raisons de sécurité et de gestion des flux de supporters, en concertation avec les autorités compétentes. Le terminus est alors reporté à la station « Place Ferrer », située rue Ernest Solvay, tandis que celui des bus est déplacé à l’arrêt « Modeleurs ». La députée Sophie Fafchamps (Les Engagés) a porté la question au parlement wallon, soulignant une situation peut paraître paradoxale alors même qu’une politique de transfert modal est encouragée, notamment via le partenariat entre le Standard et LeTEC permettant aux supporters d’utiliser les transports en commun les jours de match moyennant un supplément de 3 euros sur le prix du billet.
« En phase d’avant-match, les abords immédiats du stade sont fortement occupés par des concentrations importantes de supporters, rendant difficile une circulation fluide et sûre du tram. En après-match, la densité des flux et les risques de tensions entre groupes de supporters peuvent également compromettre l’exploitation normale du réseau. Dans ce contexte, le report temporaire du terminus à « Place Ferrer » répond à un objectif précis : assurer une exploitation fiable et sécurisée du tram tout en permettant l’évacuation progressive des flux de supporters. La distance à parcourir à pied n’est pas uniquement une contrainte : elle joue aussi un rôle de régulation en étalant les mouvements de foule, ce qui améliore les conditions d’embarquement et la sécurité globale aux alentours du stade », a expliqué le ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux, François Desquesnes.
« Le fait que les jours de match, on ne puisse plus accéder à un arrêt qui s’appelle « Standard » , c’est tout de même un peu du surréalisme à la Belge », a relevé la députée Fafchamps, fan de foot. « À Marseille ou à Strasbourg, le tram arrive juste tout près du stade et cela ne pose aucun problème. Je suis donc assez étonnée qu’à Liège, on ne sache pas trouver des solutions de sécurité qui permettent d’amener les supporteurs jusqu’au stade. La situation actuelle leur impose de parcourir les dernières centaines de mètres à pied, alors que l’on essaye de prôner la mobilité active et la mobilité en commun. Je trouve cela assez paradoxal, même si, je le répète, je comprends votre argumentaire. Je ne comprends toutefois pas que l’on n’arrive pas à trouver d’autres solutions. »
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