Les organisateurs du Festival de Liège, qui a notamment lieu à la caserne Fonck, l’ont annoncé: l’édition 2022 du festival aura bien lieu en février, malgré le contexte actuel contraignant. La manifestation est en tout cas pour le moment maintenue. Cette édition 2022 aurait en fait dû se dérouler début 2021 mais avait été reportée, vu le contexte sanitaire.

Le rythme biennal reprendra alors à partir de 2023: deux festivals se suivront donc sur l’espace de deux années. Pour cette édition 2022, les organisateurs restent dans la droite ligne éditoriale de l’événement avec une manifestation qui interroge le présent, pose des questions sur notre société, tantôt sur un ton grave, tantôt sur un ton joyeux, tout en mettant en avant les minorités. Six compagnies belges francophones auront l’occasion de s’y produire, de même que de nombreux artistes liégeois (ou formés à Liège), dont certains noms ne sont pas méconnus, à l’instar du musicien Simon Fransquet, qui avait remporté le Magritte de la meilleure musique originale pour le long métrage “Au temps où les arabes dansaient” en 2019.

Petite particularité cette fois: les centres culturels liégeois s’associent à l’ASBL World Citizens Music pour présenter en première mondiale “Music for trees”, par Orchestra ViVo!, hommage à Garrett First, une figure emblématique qui a marqué l’histoire de la musique liégeoise et qui est décédée en 2019. Cette oeuvre n’a jamais été jouée de son vivant et sera présentée le 10 février au Manège Fonck, hors abonnement ou pass.

La programmation est elle toujours aussi éclectique. Un spectacle de danse, “Mirage (un jour de fête)”, ouvrira le festival les 5 et 6 février. Quelques jours plus tard, les 7 et 8 février, le public aura l’occasion d’assister à une production de Luis Guenel,”El Otro”, qui a suscité l’admiration dans plusieurs festivals européens pour sa capacité à nous parler d’amour et de notre relation à l’autre. Puis, les 8 et 9 février, il vous sera donné de voir un spectacle de danse impressionnant de Pep Ramis, âgé d’une cinquantaine d’années, “The mountain, the truth and the paradise”. Dans un autre style, il vous sera possible d’assister à de la danse camerounaise les 16 et 17 février, avec “A qui le tour ?”, interprété par Agathe Djokam.

“Fuego”, deuxième spectacle du metteur en scène chilien Luis Guenel Soto, racontera les 10 et 11 février l’histoire d’une mère et de sa fille vivant dans la rue. Puis il y aura celle du “Père”, les 12 et 13 février, un agriculteur en faillite à la recherche du bonheur, mise en scène par Julien Gosselin.

Le capitalisme n’échappera pas, bien entendu, à son lot d’interrogations et de remises en question les 13 et 14 février avec la pièce “Bailar la ruina”, qui se déroule dans une maison en ruines.

Les Polonais d'”Henrietta Lacks” nous parleront science et éthique les 15 et 16 février tandis que Céline Chariot se produira quelques jours plus tard (18 et 19 février) avec un spectacle au nom plus que provocateur, “Marche Salope”, et qui traitera des problématiques liées au viol des femmes. “Le paradoxe de Billy” vous emmènera les 19 et 20 février dans les pas d’un inspecteur chargé d’enquêter sur un meurtre bizarre et interrogera nos réactions quand on se retrouve confronté à quelque chose que nous ne connaissons pas, nous promet de son côté son metteur en scène Ludovic Drouet.

Suivra “Les Dévorantes” (22 et 23 février), une création entre le théâtre et le concert où Sarah Espour sera seule sur scène pour aborder des questions identitaires qui taraudent l’esprit de jeunes femmes meurtrières.
“Paying for it”, réalisée par un collectif de comédiens issus du conservatoire de Liège, traitera de la prostitution grâce à un travail d’investigation de terrain les 24 et 25 février.”Misericordia” (25 et 26 février) interrogera le même thème via une forme de théâtre simple et très humain.

Les petites gens seront aussi mis à l’honneur à travers deux productions: celle de “Pueblo” (17 février), d’Ascanio Celestini, sorte de galeries de portraits, et “Je suis une histoire”, sorte de théâtre musical inspiré d’histoires de village dans lequel on retrouvera Anthony Foladore aux côtés de Simon Fransquet le 24 février.

Notons aussi qu’une journée d’étude sur la place des femmes dans le monde des arts de la scène est également prévue le 26 février.

La billetterie est ouverte et les spectacles sont accessibles à des prix fort démocratiques. Plus d’infos sur https://www.festivaldeliege.be/.


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