Un jeune étudiante française, Louise Lavergne, avait été tuée par un violeur récidiviste, dans son kot à Liège, en octobre 2017. Son assassin, en aveux, s’était suicidé dans sa cellule à la prison de Lantin en juin 2018.

Le parquet demande aujourd’hui, devant la chambre du conseil, le renvoi en correctionnelle de trois policiers liégeois qui avaient été en contact avec le dossier, à la suite d’une plainte de l’étudiante pour attentat à la pudeur, deux ans avant le jour funeste.

L’un d’eux aurait dissuadé Louise de porter plainte (se contentant de rédiger une simple fiche dite “main courante”) et un autre aurait consulté le fichier des antécédents judiciaires du violeur, sans vérifier ses conditions probatoires. Le troisième, n’aurait pas été assez attentif aux signaux d’alerte qui étaient pourtant accessibles.

La fameuse fiche d’information a été consultée une trentaine de fois, ce qui suppose qu’il y a eu des abstentions coupables. L’ordonnance de la chambre du conseil devrait intervenir dans le mois.


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