Le parquet du procureur du roi de Liège annonce l’application, à partir de ce 15 avril 2026, d’une nouvelle stratégie renforcée visant à lutter contre le trafic de stupéfiants (visible) en rue, en particulier dans les quartiers du centre-ville de Liège. « Malgré les actions menées ces dernières années, force est de constater que les méthodes traditionnellement mises en oeuvre n’ont pas permis d’endiguer durablement le phénomène », reconnaît le procureur du roi, Damien Leboutte, qui a dès lors décidé, en concertation étroite avec la zone de police de Liège, de faire évoluer sa stratégie.
Elle se décline en 6 points:
• désorganiser durablement les réseaux de deal de rue par une pression judiciaire constante
• restaurer le sentiment de sécurité des citoyens et l’accessibilité sereine du centre-ville
• effectuer des interpellations quotidiennes et fréquentes de suspects impliqués dans le deal de rue
• assurer un traitement immédiat des dossiers sous l’autorité du parquet, sans recours systématique à l’instruction, lorsque les conditions légales le permettent
• saisir systématiquement des produits stupéfiants, des fonds (argent), des téléphones et des objets de valeur liés aux faits
• réaliser des visites domiciliaires lorsque les éléments du dossier le justifient.
Les personnes interpellées feront l’objet d’une citation directe devant le tribunal correctionnel dans des délais courts, afin d’assurer une réponse pénale rapide et visible. Mais, en attendant, elles seront relâchées au terme du délai légal de garde à vue de maximum 48h.
En cas de récidive répétée, le parquet se réserve la possibilité de saisir un juge d’instruction et de requérir un mandat d’arrêt, conformément aux dispositions légales.
Pour ce qui est des consommateurs interpellés, des sanctions administratives ou pénales adaptées pourront être appliquées, notamment sous forme d’amendes immédiates, conformément au cadre légal en vigueur.
Toute cette stratégie fera l’objet d’une évaluation après une période de six mois, afin d’en mesurer l’efficacité et, le cas échéant, de l’ajuster.
Suivant : Parking de 90 places sous la place de l’Yser : un dossier pas encore réglé mais le réaménagement de la place se confirme
Précédent : Le Conseil étudiant de l’ULiège rejoint la FEF après 12 ans de divorce
► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.
