Par le biais d’un communiqué de presse, la Ville de Liège s’est réjouit de constater que la production globale de déchets PMC, papiers-cartons, organiques et résiduels continue à diminuer (cf graphique ci-dessus). “Le tri sélectif semble désormais entré dans les habitudes des Liégeoises et des Liégeois depuis plusieurs années”, peut-on notamment y lire, ” La production de déchets ménagers résiduels diminue d’année en année depuis 2005, au profit notamment du tri sélectif et de la fraction organique (dont la collecte a débuté en mai 2011).”

La méthodologie utilisée par Intradel pour obtenir ces données se base sur le ratio par habitant qui est calculé en divisant la quantité totale de déchets collectés et portés à Intradel par le nombre d’habitants domiciliés. Ce ratio ne prend toutefois pas en compte les résidents non domiciliés, les étudiants kotteurs ni l’activité économique, administrative, culturelle et d’enseignement.

Une autre méthode de calcul

La Ville de Liège concentre en effet une multitude d’activités scolaires, touristiques, économiques et commerciales. Cette activité dense implique la venue quotidienne d’utilisateurs (travailleurs, étudiants, etc) qui produisent des déchets mais qui ne sont pas domiciliés à Liège. C’est pourquoi d’autres données doivent être prises en compte. Ainsi, la Déclaration FEDEM (Déclaration à la Région wallonne dans le régime de la taxe favorisant la collecte sélective des déchets ménagers) s’approcherait davantage de la réalité (cf. graphique ci-dessous). En bleu, les chiffres selon la méthodologie INTRADEL, en orange selon la méthodologie FEDEM.

Ces chiffres ne prennent pas en compte les déchets issus des quelques 4.000 corbeilles publiques (2680 tonnes récoltées en 2016), des dépôts clandestins (1.478 tonnes en 2016) et des déchets résiduels produits par l’administration communale et les établissements scolaires.

Que faut-il en retenir ?

Si on fait une lecture comparative des 2 méthodes de calcul, on remarque que si la diminution est bien présente dans les deux cas, la déclaration FEDEM, qui prend en compte l’effet de centralité, indique une production de déchets inférieure de 50 kg pour les habitants liégeois. En effet, pour 2016 (chiffres 2017 en attente), la production de déchets résiduels en déclaration FEDEM s’établit à 149 kgs/an/habitant contre 199 kgs/an/habitant avec le calcul Intradel.


Suivant : Demi-finale de la dictée du Balfroid : de bons résultats
Précédent : Le tunnel sous Cointe fermé pendant cinq nuits

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.

Share Button