Lundi, Michel de Lamotte (Les Engagés) a interpellé le collège sur l’arrivée intempestive de nids de frelon dans nos bois et jardins mais aussi dans les parcs de la ville et le long des voiries communales. Si la saison automne/ hiver a ralenti la présence de ces insectes, il faut craindre leur retour au printemps. « Un plan d’action est réfléchi et mis en place pour lutter contre ces essaims qui nuisent à la biodiversité et s’attaquent aussi à d’autres espèces comme les abeilles en menaçant leur survie? « , a demandé le conseiller communal.

« On a enregistré au cours des deux dernières années une augmentation spectaculaire du nombre de nids de frelons asiatiques à Liège mais également en Wallonie », a confirmé l’échevine de l’Environnement et de la biodiversité, Carine Clotuche (Les Engagés). « En 2024, la ville est intervenue pour détruire et enlever 39 nid de frelons asiatiques. Alors qu’en 2025, on est à 316 nids qui ont été neutralisés. Donc une croissance spectaculaire. »

« Cette espèce est donc bel et bien invasive. Les frelons asiatiques représentent effectivement une menace réelle pour les abeilles et donc pour la biodiversité. C’est également un danger pour la sécurité publique. » Et de préciser que la Ville intervient sur base de ses propres observations ainsi qu’à la suite de signalements émanant de citoyens. Elle intervient non seulement sur l’espace public mais également chez les particuliers, ce qui n’est pas le cas dans toutes les communes. L’ensemble des coûts est pris en charge par la ville. Un règlement de police relatif à la neutralisation des nids de frelons asiatiques sur le territoire de la ville de Liège est en cours de rédaction.

5.500 couvercles de piégage ont déjà été acquis et seront distribués pour mener des actions dès le mois de mars. « Pour y arriver, on compte sur le concours évidemment et l’aide des apiculteurs, des passeurs d’arbres actifs au sein des quartiers, des différents services plantation foresterie urbaine, des comités de quartier et des citoyens actifs et concernés », a précisé C.Clotuche.

« Il est aussi nécessaire de s’interroger sur la toxicité des produits utilisés actuellement, particulièrement délétère. (…) Le service concerné examine actuellement la possibilité de passer à un produit de substitution, à savoir, La terre de diatomée qui bien qu’un peu moins efficace immédiatement n’est pas toxique pour l’environnement. Ce produit est utilisé en France pour lutter contre les frelons à Lyon, à Rouen et dans d’autres collectivités locale », a ajouré le bourgmestre.


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