Depuis le mois de mai, des panneaux d’interdiction de circuler empêchent les véhicules -excepté les bus- d’emprunter, aux Guillemins, le passage situé entre les rues Paradis et de Sclessin et qui franchit les voies du tram. Mais, dans la mesure où un grand nombre d’automobilistes ne respectaient pas cette mesure de circulation, la signalisation a dû être renforcée par des barrières… avant que la police ne sévisse. Fin juin, elle annonçait des actions de prévention et de sensibilisation. Actuellement, des policiers se postent régulièrement à cet endroit prêts à verbaliser les distraits ou ceux qui ragent de devoir faire un détour. (Mais, hier encore, de nombreux véhicules ne respectaient toujours pas la double interdiction.)
La police indique que, vers les Guillemins, par exemple, « il s’agit d’emprunter la rue Jean Gol ensuite, par la rue de Fragnée, revenir par la rue Paradis. Sauf que, en pratique, il s’agit en réalité d’un détour compliqué et bouchonné par les quais. « Les quartiers Fragnée et Guillemins ont perdu toute communication facile entre eux, et ce au détriment des riverains », se plaignait l’un de nos lecteurs. Et il n’est évidemment pas le seul puisqu’une pétition a été lancée fin août, qui réclame la réouverture de la place des Guillemins à la circulation.
Autre problème: de nombreux commerçants du quartier de Frangée subissent une baisse de leur clientèle (et de leur chiffre) en raison d’une moindre fréquentation de passage. C’est le cas du fleuriste de la rue Buisseret et de la boulangerie, un peu plus loin qui a perdu un bon tiers de son chiffre d’affaires. Et même jusqu’à la place Général Leman où le libraire peine à retrouver sa clientèle… d’avant les travaux du tram. Et de pester: « On emmerde les gens au bout de la rue, mais juste ici, les policiers, eux, ne respectent pas l’interdiction et franchissent régulièrement la ligne blanche pour rentrer directement au commissariat de la rue Varin sans devoir se taper un détour. » Vérification faite, sur place, il n’a pas été difficile de surprendre des équipages passer outre l’interdiction d’aller tout droit. Avec, évidemment, aucun risque d’être verbalisés. « Effectivement, pour des raisons opérationnelle, cela peut arriver », nous indique-t-on à la police de Liège. Sans avertisseur sonore et sans gyrophare ?
Face à ces situations transgressives continuelles, il semblerait nécessaire, aujourd’hui, de consulter les riverains d’un côté et les policiers de l’autre afin d’évaluer si les interdictions mises en place des deux côté de l’axe respectent un bon équilibre entre la sécurité… et la facilitation de la vie des gens au quotidien. Et d’engager, si nécessaire, des adaptations de la signalisation.
Via la pétition (874 signatures jusqu’à présent), certains utilisateurs demandent concrètement que le passage direct de la place des Guillemins vers la rue de Sclessin soit équipé d’un feu tricolore sécurisé, « garantissant une circulation fluide sans compromettre la sécurité des piétons, des cyclistes ou des usagers du tram. Rouvrir ce tronçon, même partiellement (par exemple, aux heures de pointe ou avec des restrictions horaires), permettrait de désengorger les axes voisins tout en maintenant les objectifs de mobilité durable. » Jusqu’à présent, les accidents entre le tram et des voitures se sont produits sur l’axe Blonden – Pont d’Avroy.
Suivant : Météo: des éclaircies de plus ne plus larges
Précédent : La Communauté germanophone souhaite quitter la province de Liège
► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.





