Des centaines de personnes ont formé ce vendredi 17 octobre une longue chaîne humaine tout le long de la rue Hors-Château, à Liège, pour dénoncer l’alourdissement de la charge de travail des enseignants et défendre la qualité de l’enseignement. L’action, organisée par les syndicats, a réuni professeurs, élèves et délégués syndicaux dans une rue symbolique, bordée par plusieurs établissements scolaires tels que l’Institut Marie-Thérèse, le campus des Coteaux et le centre Saint-Barthélemy.

La manifestation visait principalement une mesure du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles prévoyant d’augmenter de deux périodes hebdomadaires la charge des enseignants du secondaire supérieur, sans compensation salariale. Selon la CSC Enseignement, cette décision entraînerait la suppression d’environ 10 % des emplois dans le secteur. Pour illustrer ce chiffre, un maillon sur dix de la chaîne portait un masque blanc en signe de deuil pour les collègues menacés de perdre leur poste.

Sur le terrain, plusieurs enseignants ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences de cette réforme, expliquant que deux périodes de plus, ce ne sont pas deux heures de travail supplémentaires, mais davantage de corrections, de préparations et de conseils de classe. D’autres redoutent une baisse de la qualité de l’encadrement des élèves et la disparition d’activités extra-scolaires, déjà fragilisées par le manque de temps et de moyens.

Des actions similaires se sont tenues à Chênée, Huy et Seraing. À Liège, la chaîne, longue d’environ 500 mètres, s’est achevée dans une ambiance solidaire et aurait réuni environ 1.000 personnes, selon les syndicats.


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