Il y a une semaine, le tribunal du travail de Liège a entendu les arguments d’un ancien assistant spécialiste du CHU, le Dr Selim Sid, à propos de ses conditions de travail inacceptables. Diplômé en médecine de l’ULg en juin 2011, ce médecin, qui travaille aujourd’hui à La louvière, avait quasiment terminé une formation en médecine interne à visée hématologique dans l’hôpital universitaire liégeois.

A la suite d’une décision personnelle de limiter son temps de travail à 48 h par semaine -comme l’arrêté Colla régissant le temps de travail des assistants en médecine l’y autorise, il avait refusé de signer l’avenant relatif à sa convention de stage qui aurait permis au CHU de porter son temps de travail moyen à 60 h par semaine au lieu des 48 h par semaine du contrat de base.

Or, selon lui (fiches de paie à l’appui), l’obligation légale faite à l’employeur de ne pas le faire travailler plus de 48 h n’a jamais été respectée. Selim Sid entend donc dénoncer, par son action en justice, le fait que de nombreux assistants spécialistes comme lui n’ont pas droit au respect des lois sociales et sont obligés de travailler comme des fous (avec ce que cela peut avoir de conséquences négatives ou graves pour les patients et pour eux-mêmes), tenus par un chantage qui est exercé sur eux. Ils sont en effet évalués et employés… par les mêmes personnes.

Dans le cas du Dr Sid, son refus d’étendre ses heures de travail, a débouché sur des menaces de ne pas valider effectivement le nombre de mois prestés dans le service par rapport au plan de stage prévu. Devant sa volonté de réagir avec fracas, un accord financier lui aurait été proposé par le CHU contre son engagement à ne pas déposer plainte. Et une fois l’action en justice malgré tout engagée devant le tribunal du travail de Liège, alors qu’il aurait dû être engagé au CHU en hématologie dans 6 mois “où il y a un manque criant de médecins“, son chef de service l’a informé que le conseil d’administration refusait cet engagement.

La direction médicale du CHU qui, sollicitée par plusieurs médias, n’a pas souhaité réagir, disant attendre l’issue du procès en cours.
Le jugement aura lieu le 24 avril prochain.


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