C’est l’un des rendez-vous incontournables des Liégeois présents dans la cité au mitant de l’été. Le Micro Festival revient pour sa 15e édition, les 1, 2 et 3 août 2025. Cette année encore, l’équipe s’est donné pour mission de surprendre, d’emballer ou d’attiser, en explorant des horizons musicaux variés. Entre découvertes audacieuses, pépites inattendues et performances live inoubliables, chaque choix est manifestement guidé par l’envie de créer une expérience singulière et vibrante pour le public fidèle du Micro.

Si le festival conserve volontairement une taille limitée, à une échelle très humaine donc, ce fut un succès l’an passé avec près de 2500 personnes accueillies. Cette année, une soixantaine d’artistes se succèderont pendant trois jours, répartis sur trois scènes: le Circus (rock, kraut,…), l’Oasis (electronic music and its many variations) et la et la Micro Climax (DJ set).

Depuis sa création, le festival affirme et prouve qu’il est aussi porté par des valeurs éco-responsables et citoyennes. A la fois dans son montage sur son terrain du quartier Saint-Léonard (rue de la Brasserie) et dans l’esprit cohérent qui y est cultivé au fil des éditions. Ses ancrages sont l’alimentation et le développement durable, l’environnement, une mobilité pas trop gourmande en carbone et un safe space pour tous·x·tes.

Le premier week-end d’août s’annonce donc incandescent avec un line-up hors des sentiers battus. Trois jours de vibrations sonores, de la freaky techno au post-punk abrasif.

Vendredi, impossible de rater Demdike Stare, duo britannique maître des paysages sombres entre ambient, techno hantée et field recordings. Dans un autre registre, les vétérans de Factory Floor apporteront leur dance-punk hypnotique, une machine à sueur sur le dancefloor. Et pour ceux qui aiment les explorations tribales débridées, Selvhenter (DK) et leurs percussions perchées promettent un moment de transe pure.

Samedi, attention à Deerhoof : les Californiens à l’énergie noise pop délicieusement chaotique sont toujours imprévisibles sur scène. Pour les fans de dark wave, Anika est un must: sa voix glacée sur des beats minimalistes ensorcelle.

Dimanche, on attend de pied ferme SUUNS (Canada), qui sculptent un rock « électronique hypnotique et tendu ». À ne pas manquer non plus, le phénomène kényan Kabeaushé, performer exubérant, oscillant entre electro-funk queer et pop futuriste. Enfin, Chris Imler, pilier de la scène underground berlinoise, viendra électriser les corps avec son punk électronique cabossé.

Trois jours pour perdre la notion du temps et aussi de l’espace, les oreilles curieuses. Ce vrai festival s’annonce une nouvelle fois comme l’un des plus sympas et micro-aventureux de l’été.

Infos et tickets (dépêchez-vous, c’est chaque année sold out): www.microfestival.be


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