Le groupe TEC a communiqué mercredi les grandes lignes d’un plan de réorganisation du réseau de bus de l’agglomération de Liège, prévoyant notamment la création de quatre axe de «Bus à haut niveau de service» (BHNS) : Ans-Chênée, Liège-Fléron et deux axes vers le Sart-Tilman. L’asbl urbAgora a réagi hier de façon critique en soulignant tout d’abord le manque de concertation publique sur le sujet. “Une partie des évolutions annoncées s’appuie sur le Plan urbain de mobilité, mais celui-ci a également été concocté sans concertation. Tout au plus les conseils communaux des 24 communes de l’arrondissement ont-ils été amenés — en sachant que c’était ça ou rien — à approuver, après sa finalisation et sans aucune possibilité de le modifier, ce document qui est très loin de répondre aux enjeux de mobilité auxquels fait face l’agglomération de Liège.” Et de regretter, des surcroît, que les détails du projet ne soient pas mis à disposition des personnes amenées à s’y intéresser.

Selon l’association spécialisée sur les questions urbaines, le TEC a annoncé la création de nouveaux axes BHNS sans aborder la question budgétaire alors que la création de telles lignes est estimée autour de 10 millions d’euros du kilomètre. A Charleroi, la facture des deux axes de BHNS (N53 et N5) a été récemment réévaluée à 120 millions d’euros, pour environ 11 km de ligne. A Liège, cela devrait donc coûter plusieurs centaines de millions… qui seront financés par la Région?

La création de lignes de bus traversantes, est vue positivement, tout comme la fusion des lignes 1 et 4 pour en créer une reliant les Guillemins à Coronmeuse via la rive droite et le quartier Saint-Léonard. Mais, pour urbAgora, il n’y a pas assez de changement dans le réseau car, à l’exception de la ligne desservant le nouvel hôpital du «Mont Legia» (sur le tracé étudié pour la Transurbaine), la logique reste celle du renforcement des lignes existantes, sans chercher à identifier de nouveaux besoins: “Nous pensons qu’une réelle refonte du réseau est nécessaire, en commençant par identifier les besoins et en voyant comment y répondre.
Et de souligner que le nouveau boulevard urbain de Seraing demeure dépourvu d’une desserte en transport public, alors même qu’un P+R majeur (qui ne figure pas dans le plan communiqué par le TEC) est en cours de développement sur le site des Ateliers centraux d’Ougrée. De même, aucune desserte du pôle de l’aéroport ne semble envisagée et la complémentarité avec le rail est jugée insuffisante.

Enfin, l’association considère que, outre le Sart Tilman, la gare d’Ans, le pôle Jemeppe/Seraing et la gare d’Herstal doivent a minima être considérés comme des nœuds du réseau avec des lignes structurantes de rocade:
— une ligne reliant la gare d’Ans au Sart Tilman via Jemeppe, le coeur de Seraing et Ougrée
— une autre reliant la gare d’Ans à Herstal via Rocourt et Milmort
— une troisième reliant les Guillemins à Herstal via Grivegnée et la gare de Bressoux

Lire aussi: Le tram va tout chambouler: voici comment les lignes de bus vont être réorganisées


Suivant : La crise pousse l’asbl “La Lumière” à réduire sa campagne annuelle au bénéfice des personnes aveugles et malvoyantes
Précédent : Nicolas Bedos invité d’honneur du festival du film de comédie

► Une erreur ou une proposition d'article, contactez-nous.

Share Button
×