Depuis mercredi passé, les forains installent leurs baraques et manèges sur le boulevard d’Avroy. La foire d’octobre démarre en effet ce samedi 3 octobre. Mais, avec la réorganisation des emplacements après la mise en service du tram, ils installent désormais leurs roulottes en empiétant sur l’ancienne voie des bus transformée en large piste cyclo-piétonne. Et certains forains, sans gêne, bouchent carrément le passage des vélos pour leurs divers montages.

« Les services de la Ville de Liège n’ont rien trouvé de mieux que de saborder illico cette infrastructure en la transformant en zone de desserte pour la foire. Tant que cet espace était l’épine dorsale du réseau TEC, il aurait été absolument impensable que les forains s’en emparent. Mais depuis que c’est un espace cyclable, c’est devenu la fête du slip — excusez-moi l’expression. Et donc, entre fin septembre et mi-novembre — la période la plus stratégique pour convaincre les étudiants et écoliers de faire le choix du vélo —, elle est rendue largement inopérante. C’est à manger du foin »
, s’est insurgé le conseiller communal (PS) François Schreuer.

Celui-ci a amené le sujet au conseil communal de lundi. « L’installation des métiers a dû être revue en raison de l’implantation des stations Pont d’Avroy et Charlemagne sur des espaces réservés historiquement aux forains. Des solutions au centimètre près ont pu être trouvées par le service chargé du placement pour maintenir l’ensemble des métiers sur le champ de foire, tout en assurant des cheminements sécurisés pour le million et demi de visiteurs », a d’abord rappelé le bourgmestre (PS).

« Afin de dégager l’allée de l’avenue Blonden sur laquelle les forains se plaçaient, et qui fait maintenant partie de l’itinéraire cycliste vers la gare, il était indispensable de trouver un autre lieu pour leurs caravanes. » Un compromis a donc été trouvé en les déplaçant sur l’ancienne piste des bus tout en laissant un passage de 3 mètres côté boulevard, pour les cyclistes. « Seule une réduction du nombre de métiers entre Pont d’Avroy et Destenay permettrait de trouver une solution pour les cyclistes. Il s’agit d’une mesure très délicate sur laquelle, si le conseil le décide, nous pouvons nous pencher pour la prochaine édition. [Mais] nous devons faire en sorte que les itinéraires cyclables soient respectés et ne deviennent pas à chaque occasion les pauvres de la mobilité à Liège », a conclu Willy Demeyer.


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