Ce mercredi 26 septembre, les consultants de la société MDP (de Grenoble) ont présenté au Bourgmestre, Willy Demeyer et à l’Echevin en charge de la Mobilité, Michel Firket, les résultats de l’étude de pré-faisabilité commanditée par le Collège concernant deux projets de téléphérique à l’étude : vers la Citadelle et vers le Sart-Tilman.

L’étude a été menée sous forme de workshop avec les partenaires concernés : le CHR, l’Université, le CHU mais aussi le SPW, la SRWT et le TEC.
L’objectif n’est pas de présenter un choix définitif de tracé mais de démontrer la pertinence d’un tel moyen de transport car un téléphérique génère beaucoup d’enjeux et d’opportunités mais doit également tenir compte de nombreuses contraintes.

L’étude met en évidence les opportunités exceptionnelles d’un téléphérique aux multiples fonctions (desserte de l’hôpital, développement touristique, désenclavement de quartiers) vers la Citadelle. Deux tracés ont été envisagés: l’un partant de la Place des Déportés et l’autre partant la dalle de l’ilot St-Georges au cœur du Centre historique. C’est le second qui est considéré comme le plus pertinent, qui assure le lien avec le tram dans un tissu urbain dense, le CHR, et les quartiers habités du plateau de Ste-Walburge et Rocourt. De plus, il consoliderait les investissements importants déjà planifiés dans le quartier : tram, Cité administrative, rénovation de l’ancien magasin INNO.

Cela représenterait un investissement de 25 à 30 millions pour transporter de 900 à 1.400 usagers par heure, pour une durée de 3 minutes de trajet. C’est 2 à 3 fois plus d’usagers que ne le font les bus TEC reliant le CHR et Ste-Walburge actuellement et ce 2 fois plus vite. Il faudrait deux ans pour le construire.

Pour ce qui est du transport par câble vers le Sart-Tilman, deux tracés ont également été envisagés à partir du Pont des Modeleurs (Sclessin) : soit vers l’Université et le CHU (2 points d’arrêt), soit vers le Sciences Park – Université – CHU (3 points d’arrêt). Dans ce cas-ci, les difficultés tiennent à une grande distance entre les zones à desservir, au survol d’une zone d’habitat dense pour le premier tracé et la présence de nombreuses lignes à moyenne ou haute tension qui complexifie l’insertion. Il représenterait un investissement de 65 à 75 millions €. Le deuxième tracé nécessiterait, lui, un investissement de 80 à 100 millions €. Dans les 2 cas, cela permettrait de transporter de 1.600 à 3.200 usagers par heure.

Il s’agit d’un coût d’investissement et d’exploitation très important qui devra être mis en balance avec d’autres investissements de la Métropole liégeoise comme la ligne de tram en version longue. Cette possibilité doit être envisagée à plus long terme et ne doit cependant pas être hypothéquée. À court terme, les alternatives constituant en la mise en œuvre de lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) ne sont pas à négliger et ce sur les 3 axes desservant le plateau du Sart-Tilman : 48 depuis les Guillemins, 58 depuis le Standard et 148 depuis la rive droite (ligne à créer)“, conclut l’étude

Lire aussi: Liège va-t-elle devenir la ville des téléphériques?


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